Élections 2026 : plus de 3.000 observateurs et une cinquantaine d’instances nationales et internationales attendus

À l’approche du scrutin du 23 septembre, la Commission spéciale d’accréditation a validé la participation de 26 associations marocaines, du Conseil national des droits de l’Homme et de 30 instances et organisations internationales chargées d’observer le processus électoral.
Plus de 3.000 observatrices et observateurs seront mobilisés pour suivre les élections des membres de la Chambre des représentants, prévues le 23 septembre 2026. Réunie les 4 et 7 septembre au siège du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) à Rabat, sous la présidence de Amina Bouayach, la Commission spéciale d’accréditation des observatrices et observateurs des élections a donné son feu vert à 26 associations non gouvernementales, à l’institution nationale des droits de l’Homme ainsi qu’à 30 instances et organisations internationales.
Au total, 3006 observateurs sont accrédités. Parmi eux figurent 783 observatrices et observateurs du Conseil national des droits de l’Homme, ainsi que 2 023 représentants d’associations non gouvernementales marocaines. Leur mission consistera à assurer une observation indépendante et neutre des différentes étapes du processus électoral, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur.
Une présence internationale renforcée
Le dispositif d’observation comprendra également des délégations issues de 20 instances et organisations non gouvernementales internationales et régionales, ainsi que d’institutions et de réseaux actifs dans les domaines de la démocratie, des droits de l’Homme, des processus électoraux, de la communication audiovisuelle et de la recherche sur la démocratie.
Dix missions diplomatiques accréditées au Maroc prendront également part à cette observation. Au total, environ 200 observatrices et observateurs internationaux, venus d’Afrique, d’Europe, des Amériques et d’Asie, seront déployés dans les douze régions du Royaume après des sessions d’information organisées à partir du 20 septembre par le Conseil national des droits de l’Homme.
Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte marqué par l’intérêt croissant d’acteurs internationaux pour le déroulement du scrutin. L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe avait déjà dépêché une mission préliminaire entre le 31 août et le 2 septembre afin de suivre les préparatifs du processus électoral.
Indépendance et neutralité au cœur du dispositif
Dans le cadre des préparatifs, Amina Bouayach a rappelé que l’octroi des accréditations s’est effectué dans le respect des conditions légales et réglementaires requises, ainsi que des principes fondamentaux encadrant l’observation indépendante et neutre des élections.
La Commission a également veillé à retenir des candidatures reflétant la diversité géographique et culturelle, tout en prenant en compte la dimension genre et la participation d’associations engagées dans la protection et la promotion des droits des personnes en situation de handicap. Objectif affiché : garantir une observation pluraliste, inclusive et crédible.
Un cadre légal encadré par la loi 30.11
Présidée par le CNDH et composée de représentants de départements gouvernementaux, d’institutions constitutionnelles et d’associations civiles, la Commission spéciale d’accréditation agit en vertu de la loi n° 30.11, qui fixe les conditions et modalités de l’observation indépendante et neutre des élections.
Elle est chargée de recevoir, examiner et statuer sur les demandes d’accréditation, puis de délivrer les cartes et badges aux observatrices et observateurs retenus. Elle assurera également le suivi de l’opération d’observation afin de garantir le respect des règles prévues.
En amont du scrutin, le CNDH avait organisé, en juin, plusieurs sessions de formation au profit de 137 formatrices et formateurs. Ces formations ont ensuite été déployées dans les régions au bénéfice de 1 313 observatrices et observateurs, à travers 33 centres répartis dans 23 villes du Royaume.
