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Economie

La FNPI alerte sur les risques liés à la qualité du béton armé

béton armé

La qualité des matériaux de construction, notamment du béton armé, a été au centre des échanges lundi à la Chambre des représentants. Le député Taoufik Kamil, président de la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), a alerté sur le non-respect des normes techniques par certains produits commercialisés sur le marché national, appelant le gouvernement à revoir son dispositif de contrôle.

Tout en saluant l’engouement des Marocains pour le produit national, qu’il a qualifié de choix patriotique soutenant l’économie du pays, le parlementaire a estimé que plusieurs matériaux de construction ne répondent plus aux exigences techniques en vigueur.

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« Le béton armé est au cœur de toute construction. Le moindre défaut de qualité peut compromettre la sécurité des bâtiments et mettre en danger la vie des citoyens », a-t-il déclaré.

Kamil a interpellé le ministre de l’Industrie et du Commerce de préciser les critères d’autorisation des producteurs ainsi que les mécanismes de contrôle appliqués au secteur.

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En réponse, le secretaire général du ministère a rappelé que la sécurité des produits industriels est régie par la loi n°24-09 relative à la sécurité des produits et des services. Il a indiqué que 110 normes obligatoires encadrent les matériaux de construction et que leur conformité est contrôlée aussi bien sur le marché national qu’aux postes-frontières.

Les produits sensibles, tels que le ciment, les aciers de construction, les panneaux et les plaques en bois, sont soumis à l’obtention préalable d’un certificat de conformité délivré par l’Institut marocain de normalisation (IMANOR). Cette certification repose sur des audits des unités de production, l’évaluation des procédés de fabrication ainsi que des essais périodiques réalisés par des laboratoires agréés.

Le ministre a également fait savoir que 1.895 dossiers d’importation de matériaux de construction ont été examinés en 2025. Les contrôles ont conduit au rejet de plus de 26 tonnes de câbles électriques et de carreaux de céramique non conformes, empêchant leur mise sur le marché marocain.

Une réponse qui n’a pas convaincu le président de la FNPI. Dans sa réplique, Kamil a estimé que les chiffres avancés par le ministère ne reflètent pas les réalités observées sur le terrain.

« Nous parlons de contrôles quotidiens. Le béton fabriqué chaque jour dans certaines centrales respecte-t-il réellement les normes ? », a-t-il lancé, invitant le ministère à consulter les données des compagnies d’assurance sur les sinistres enregistrés ces dernières années.

Selon lui, l’utilisation de matériaux non conformes fait peser un risque sur la sécurité des constructions, tandis que la responsabilité est souvent reportée sur les architectes, les bureaux d’études, les entreprises de construction ou les chefs de projet.

Le député a insisté sur le fait que son intervention ne constituait pas « une simple question parlementaire », mais « un signal d’alerte » destiné à prévenir de futurs incidents. Il a appelé à une révision du système de délivrance des autorisations, au renforcement des contrôles sur les unités de production et à la mise en place d’un dispositif plus strict de qualification et de suivi de l’ensemble des intervenants de la filière.

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