La cour d’appel de Paris a ordonné lundi la remise en liberté de Nicolas Sarkozy, incarcéré depuis vingt jours suite à sa condamnation au procès libyen, et l’a placé sous contrôle judiciaire.
Nicolas Sarkozy a été incarcéré un peu moins d’un mois après sa condamnation. Cette détention inédite pour un ex-président de la République a suscité de vifs débats. Il s’agit aussi d’une première dans l’Union européenne, où aucun ancien chef d’État n’a connu l’emprisonnement.
Le mandat de dépôt l’envoyant en prison, non susceptible de recours, avait particulièrement suscité la stupeur. Pour les juges, il était justifié par la « gravité exceptionnelle » des faits. Pour Nicolas Sarkozy, il a été motivé par « la haine ».
Le parquet général avait requis la sortie de prison sous contrôle judiciaire de l’ex-président, qui comparaissait en visio-conférence. La cour lui a imposé une « interdiction de contact » élargie, notamment avec le garde des Sceaux, et de sortie du territoire national, rapporte l’AFP.






