Guercif : Predator Oil & Gas ne constate pas de débit commercial de gaz sur le puits MOU-6

Predator Oil & Gas a annoncé que les essais préliminaires réalisés sur le puits MOU-6, situé dans le permis de Guercif au Maroc, n’ont pas mis en évidence de débit commercial de gaz. La société attribue ce résultat à des caractéristiques réservoirs moins favorables que celles observées sur d’autres puits du bassin.
Selon Predator Oil & Gas, le puits MOU-6 a été perforé avec succès sur un intervalle de 19,8 mètres entre 825,7 et 845,5 mètres de profondeur au sein du niveau TGB-6. Les opérations de remontée par injection d’azote n’ont toutefois permis de récupérer que du diesel et de la saumure provenant des fluides de complétion utilisés lors des travaux. Aucun afflux significatif en provenance de la formation n’a été observé.
La société avance plusieurs explications possibles à cette absence de production, notamment une perméabilité très faible de la roche réservoir, un éventuel blocage mécanique des perforations ou encore une combinaison entre faible perméabilité et faible saturation en gaz, cette dernière hypothèse étant considérée comme la plus probable.
Les données issues des analyses de diagraphies réalisées par NuTech montrent des niveaux de perméabilité, de porosité et de saturation en gaz inférieurs à ceux mesurés sur les puits MOU-1, MOU-3 et MOU-4. D’après l’entreprise, ces résultats sont cohérents avec les performances observées lors des essais de MOU-6.
Le puits a été suspendu afin de préserver l’option d’un approfondissement vers l’horizon TGB-4. Par ailleurs, des indices de gaz peu profonds, atteignant jusqu’à 2,69 %, ont été prélevés pour des analyses complémentaires de composition.
Predator indique que les informations recueillies sur MOU-6 alimenteront des études post-forage et une évaluation indépendante du potentiel en gaz non conventionnel de la zone. L’entreprise souligne également que les six puits forés à ce jour dans le bassin de Guercif ont permis d’identifier plusieurs cibles potentielles dans les formations tertiaires, tandis que les horizons jurassiques et triasiques restent à évaluer plus en détail.


