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Economie

Industrie marocaine : un climat général stable au 3e trimestre mais plombé par la hausse généralisée des coûts

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Le climat général des affaires dans l’industrie aurait été qualifié de « normal » par 69% des industriels et de « défavorable » par 22% d’entre eux au titre du 3ème trimestre (T3) de 2026, indique Bank Al-Maghrib (BAM).

Par branche, cette dernière part se situe à 19% dans la « chimie et parachimie », à 25% dans l' »agroalimentaire » et à 27% dans le « textile et cuir », selon les résultats trimestriels de l’enquête de conjoncture du T3-2026, publiés par BAM.

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En revanche, 60% des industriels de la « mécanique et métallurgie » indiquent un climat des affaires « normal » et 27% le qualifient de « favorable ».

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Concernant les conditions d’approvisionnement, elles auraient été jugées « normales » par 81% des entreprises et « difficiles » par 17% au T3-2026.

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Par branche, ces proportions (normales et difficiles) se situent respectivement à 90% et 6% dans la « mécanique et métallurgie », à 88% et 12% dans la « chimie et parachimie », à 75% et 25% dans le « textile et cuir » et à 62% et 36% dans l' »agroalimentaire ».

Concernant les effectifs employés, ils auraient stagné selon 64% des industriels et baissé selon 22% au cours du troisième trimestre. Par branche, ces parts se situent à 83% et 13% dans la « mécanique et métallurgie », à 78% et 19% dans le « textile et cuir » et à 60% et 31% dans la « chimie et parachimie ». Dans l' »agroalimentaire », 64% des entreprises indiquent une stagnation des effectifs et 33% une hausse.

Pour le quatrième trimestre de 2026, les entreprises s’attendent globalement à une baisse des effectifs, et ce dans toutes les branches.

Au T3-2026, les coûts unitaires de production auraient augmenté dans toutes les branches d’activité. La part des entreprises faisant état d’une hausse s’élève à 57% au niveau de l’ensemble de l’industrie, à 58% dans le « textile et cuir », à 57% dans l' »agroalimentaire », à 56% dans la « chimie et parachimie » et à 55% dans la « mécanique et métallurgie ».

S’agissant de la situation de la trésorerie au T3-2026, elle aurait été jugée « normale » par 84% des entreprises et « difficile » par 14% d’entre elles. Ces proportions ressortent respectivement à 86% et 14% dans la « mécanique et métallurgie », à 81% et 19% dans le « textile et cuir » et à 75% et 22% dans l' »agroalimentaire ». En revanche, les industriels de la « chimie et parachimie » font état d’une situation de trésorerie globalement normale.

Concernant l’accès au financement bancaire, il aurait été jugé « normal » par les entreprises, notamment dans la « mécanique et métallurgie » et la « chimie et parachimie ». Dans l' »agroalimentaire », les entreprises l’estiment difficile, tandis que les industriels du « textile et cuir » le qualifient de « facile ».

Le coût du crédit aurait été en stagnation selon 90% des entreprises et en hausse selon 9%. Ces parts se situent respectivement à 90% et 10% dans le « textile et cuir » et à 74% et 26% dans la « mécanique et métallurgie ». En revanche, la majorité des entreprises de l' »agroalimentaire » et de la « chimie et parachimie » déclarent une stagnation du coût du crédit.

Enfin, les dépenses d’investissement auraient augmenté selon les industriels, dans toutes les branches hormis le « textile et cuir » où elles auraient plutôt reculé. Ces dépenses auraient été financées à hauteur de 75% par des fonds propres et de 25% par crédit.

Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une hausse des dépenses d’investissement dans l’ensemble des branches, à l’exception du « textile et cuir » où ils s’attendent à une baisse.

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