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Assurances

[Entretien] JV Allianz-Sanlam : le point avec Christopher Townsend d’Allianz SE

Allianz

Interviewé par Soubha Es-Siari |

La naissance d’un géant de l’assurance en Afrique à travers la JV entre Allianz et Sanlam va modifier la configuration du secteur des assurances dans le continent en dehors de l’Afrique du Sud. La Joint-Venture représentera le plus important acteur panafricain et se positionnera dans le Top 3 dans la majorité des pays où elle opère. Christopher Townsend, Membre du Conseil d’Administration d’Allianz SE nous éclaire sur les soubassements de cette opération hautement stratégique et pleine de promesses pour l’Afrique.

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EcoActu.ma : De prime abord, quels sont les marchés sur lesquels  JV atteindra des positions de leadership ?

Christopher Townsend : La joint-venture est susceptible de nous aider à concrétiser notre ambition stratégique d’être parmi les leaders sur de nombreux marchés clés où nous opérons à travers le continent. Nous pensons notamment au Maroc, à la Côte d’Ivoire (Vie et Non-Vie), au Kenya (Non-Vie), à l’Ouganda (Non-Vie) et au Nigéria (Vie) pour ne citer que quelques exemples, en plus de l’Égypte où nous sommes / serons N° 2.

Comment pouvons-nous envisager la JV pour le cas du Maroc où les deux compagnies sont présentes ?

À ce stade précoce, il est encore tôt pour se prononcer sur la structure ou la configuration cible dans les pays concernés par l’opération. Jusqu’à la clôture de cette dernière, les activités se poursuivront comme à l‘accoutumée. Il n’y aura pas de changements dans nos opérations et nos processus. De plus amples détails seront communiqués au moment opportun.

Une idée sur les prises de participation de Allianz  dans cette opération stratégique ?

La Joint-Venture regroupera les entités d’Allianz et de Sanlam dans les pays africains où l’une ou les deux compagnies sont présentes. Elle constitue un véritable partenariat. L’actionnariat reflète notre vision de long terme. Allianz détiendra initialement 40% et Sanlam 60%, avec la possibilité pour Allianz d’augmenter sa part de 40% à 49% au fil du temps. Allianz et Sanlam assureront une rotation biennale à la présidence de la Joint-Venture.

Si possible les parts de marché que la Joint-Venture permette d’acquérir au Maroc et la branche sur laquelle elle pourrait se positionner ?

La Joint-Venture nous aidera à concrétiser notre ambition stratégique d’accéder à des positions de leader (dans le top 3) sur de nombreux marchés clés où nous opérons à travers le continent, y compris au Maroc. Concernant la taille du business en Afrique, nous nous attendons à ce que la JV ait une valeur totale combinée de capitaux propres du groupe (Group Equity Value – GEV) supérieure à 33 milliards de rands sud-africains (2 milliards d’euros).

Comme signalé dans le communiqué, l’accord est soumis à des conditions notamment les approbations des autorités de la concurrence, des autorités de régulation du secteur des assurances, des autorités des marchés des capitaux. Au Maroc, l’AMMC, l’ACAPS et le Conseil de la Concurrence ont-ils été notifiés ?

Les différentes parties prenantes ont été informées en préparation de l’annonce de l’opération selon les modalités d’usage. Dans les mois à venir, nous allons travailler avec les régulateurs et les autorités concernées afin d’obtenir les approbations requises dans chaque pays.

Quid de l’avis du Conseil de la Concurrence, cette JV ne risque-t-elle pas de se traduire par une position dominante ?

La Joint-Venture représentera le plus important acteur d’assurance panafricain et se positionnera parmi les trois premiers sur la majorité des marchés où elle opère.

L’accord reste soumis à des conditions suspensives, y compris mais sans s’y limiter, les approbations des autorités de la concurrence, des autorités de régulation du secteur des assurances, des autorités des marchés des capitaux, et toutes autres conditions habituelles que Sanlam et/ou Allianz seraient tenues de remplir pour chaque juridiction.

 

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