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Economie Internationale

La BCE en a-t-elle vraiment fini avec les baisses de taux ?

BCE

Pas de surprise de la part de la BCE, qui a maintenu ses taux d’intérêt inchangés. Si les marchés semblent désormais considérer que la BCE en a fini avec les baisses de taux, ce scénario n’est pas à exclure, compte tenu des risques à la baisse sur la croissance et l’inflation.

Cette réunion était aussi l’occasion pour la BCE de mettre à jour ses prévisions économiques. Ce ne sont ici que quelques ajustements par rapport à ce qui était anticipé au mois de juin : une inflation un peu plus élevée en 2025 et en 2026, et un peu plus faible en 2027. Du côté de la croissance, la BCE anticipe 1.2% en 2025 (contre 0.9% en juin) mais seulement 1% en 2026 (contre 1.1% en juin).

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Après une série de baisses de taux jusqu’en juin 2024, qui a ramené le taux de dépôt à 2%, la BCE estime maintenant être bien positionnée. Pour Christine Lagarde : « Les risques sur la croissance économique sont devenus plus équilibrés ».

L’accord commercial avec les Etats-Unis, un deuxième trimestre de croissance correcte, et des indicateurs de sentiment qui s’améliorent permettent d’évacuer un « scénario du pire » pour la zone euro.

Rendez-vous en décembre

En conférence de presse, Christine Lagarde a servi le discours habituel : pas de trajectoire prédéfinie pour les taux, une approche meeting by meeting…en clair la BCE devrait maintenir les taux là où ils sont tant que le scénario économique ne s’écarte pas trop de ses projections.

Un message qui est bien passé puisque les marchés n’anticipent désormais plus de baisses de taux supplémentaires pour la BCE.

Mais entre une inflation sous la cible en 2025 et 2026, l’incertitude politique en France, les effets à venir des droits de douane, et la force de l’euro, une politique monétaire plus accommodante pourrait être nécessaire.

C’est ce qu’a souligné François Villeroy de Galhau ce matin : « Il n’y a pas de trajectoire préétablie, mais une nouvelle baisse des taux est tout à fait possible lors des réunions à venir », a indiqué le gouverneur de la Banque de France au micro de BFM Business. « Plusieurs d’entre nous (au sein de la BCE), y compris moi-même, soulignent les risques à la baisse sur l’inflation dans un futur proche ».

Si la prochaine réunion de la BCE est prévue fin octobre, c’est la réunion de décembre qui sera à surveiller. La BCE mettra à jour ses prévisions économiques à cette occasion. Si d’ici là, l’inflation continue à décélérer et/ou la croissance est plus faible qu’attendu, une baisse de taux est envisageable.

Plusieurs banques anticipent encore une baisse de 25 points de base en décembre, notamment Barclays et JPMorgan. (Avec Zonebourse)

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