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Politique Internationale

La moitié du personnel médical en Algérie est contaminée par le Covid-19

Algérie

« Actuellement, 50% du personnel médical est -hors service- suite à des infections à la Covid-19 », a affirmé Kamel Djenouhat, président de la Société algérienne d’immunologie.

« Nous n’avons jamais connu cette situation », a ajouté Djenouhat cité par le journal « Liberté ».

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Il a relevé que cette situation a pour conséquence : les établissements de santé publique sont sous extrême tension, avec un personnel soignant amoindri et une gestion des plus difficiles. « Nous sommes en train de redoubler d’efforts pour assurer la prise en charge des malades.

La gestion est très difficile en raison de la réduction des effectifs. Presque tous les services sont affectés par cette situation inédite. Ce n’est pas du tout évident », a déploré ce spécialiste.

Il a fait observer que l’épuisement des personnels de santé est bien une réalité.

« Stress, grosse fatigue, tension, le personnel médical, au premier front dans la lutte contre cette pandémie, est littéralement au bord du burn-out », a-t-il fait observer.

En début de semaine, le Syndicat national des praticiens de santé publique (SNPSP) est monté au créneau pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation « extrêmement difficile dans les hôpitaux » algériens et attirer l’attention de la tutelle sur l’épuisement des praticiens de santé public en Algérie.

Dans ce sens, le président du SNPSP, Lyès Merabet, a alerté sur les conséquences « graves » du recours « intensif » à la mobilisation des praticiens de santé publique depuis le début de la crise sanitaire.

Il a qualifié d' »intenable » la situation dans le secteur de la santé.

« Nous sommes dans une situation d’épuisement professionnel. C’est le burn-out. Nous enregistrons des centaines de cas positifs parmi les praticiens de santé publique », a-t-il regretté, ajoutant ne pas comprendre les décisions de la tutelle de mobiliser, jusqu’à l’épuisement, les praticiens du secteur public.

D’après des experts, cette situation n’est pas près de s’améliorer avant quelques semaines, eu égard à l’explosion des cas de contamination, avec des records quotidiens.

Jamais depuis l’apparition de la pandémie de coronavirus en 2019, l’Algérie n’a fait face à une telle situation explosive, aggravée par une double courbe de contaminations aux variants Delta et Omicron.

Selon « Liberté », si les derniers chiffres officiels font état de plus de 2.500 nouvelles infections en 24 heures, un record historique, la réalité est bien plus préoccupante.

Citant des spécialistes de la santé, le journal relève que le nombre d’infections quotidiennes oscille actuellement entre 15.000 et 20.000 cas par jour, alors que le la quatrième vague de la Covid-19 n’a pas encore atteint son pic épidémiologique.

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