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Politique

Le discours royal : “passer à un nouveau palier d’investissements privés”

discours royal

Le discours adressé, vendredi, par SM le Roi Mohammed VI au parlement à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 2ème année législative de la 11ème législature, souligne l’urgence de passer à “un nouveau palier” d’investissements privés, a indiqué Ahmed Khalid Benomar, spécialiste en politique économique.

“L’urgence rappelée à nous tous par le discours royal, doit nous faire prendre conscience, que la trajectoire de développement du Maroc, dans ce contexte d’instabilités et de tensions géopolitiques, ne peut s’accélérer sans un réel électrochoc pour passer à un nouveau palier d’investissements privés, à fort impact sur la croissance et l’emploi”, a précisé A. Benomar dans une déclaration à la MAP.

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En effet, il y a aujourd’hui la nécessité de passer à un deuxième palier en ce qui concerne les investissements, a-t-il soutenu, ajoutant que le Royaume a réalisé, sous la conduite éclairée du Souverain, d’importants progrès en termes d’investissements durant les deux dernières décennies.

“Nous avons un taux d’investissement supérieur à 30% du PIB (2/3 portés par le secteur public). L’effort d’investissement public a permis au Maroc d’améliorer largement les indicateurs de développement et surtout de développer un des réseaux d’infrastructures les plus complets du Continent”, a fait observer l’économiste.

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D’autre part, les gouvernements successifs ont mené d’importantes réformes pour améliorer le climat des affaires. Le Maroc est un des pays les plus attractifs du continent, notamment pour les Investissements directs étrangers (IDE), a-t-il poursuivi.

Et de noter que le Maroc est aussi devenu le deuxième investisseur africain dans le continent, ajoutant que le port de Tanger Med, qui fait du Maroc un hub d’investissement méditerranéen et continental ainsi que le développement rapide du secteur automobile, aujourd’hui l’un des premiers pourvoyeurs d’emplois au Maroc et premier secteur exportateur, “sont des illustrations connues au niveau international”.

A. Benomar a estimé dans ce sens qu’”il est temps de faire des investissements privés un moteur, avec l’Etat, pour des investissements efficaces, rentables et pionniers”.

Ceci nécessite un électrochoc, selon lui, portant sur deux leviers à savoir une réingénierie de l’investissement public sans toutefois en réduire le niveau, mais en l’orientant vers les secteurs les plus prometteurs et créateurs d’emplois.

Il s’agit aussi d’une augmentation de la part des investissements privés, ce qui sous entend un élargissement de la dynamique des investissements à de plus larges tissus économiques, en particulier les PME, les jeunes entrepreneurs ou encore les Marocains résidant à l’étranger (MRE).

“Ce chantier nécessite tant l’accélération des réformes d’attractivité dans un contexte de forte compétition internationale, notamment la mise en œuvre de la charte d’investissement, que la levée, au-delà des textes, des verrous administratifs et de la bureaucratie, à travers une transformation de l’attitude de l’administration face à l’investissement”, a-t-il souligné.

Enfin, il nécessite une action sur l’éducation, et notamment le développement d’une culture entrepreneuriale chez les jeunes, a-t-il conclu.

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