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Economie

Le pétrole hésite entre tensions au Moyen-Orient et inquiétudes sur l’IA

pétrole oléoduc

Le pétrole hésite jeudi, après ses gains de la veille dus aux tensions au Moyen-Orient, les investisseurs cherchant à couvrir leurs pertes sur les marchés boursiers engendrées par les inquiétudes sur le secteur de l’intelligence artificielle (IA).

Vers 10H40 GMT (12H40 HEC), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en décembre, perdait 1,40 % à 104,57 dollars.

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Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en novembre, s’affichait stable, à 95,09 dollars.

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Pour Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management, « la baisse des prix (du Brent, ndlr) est en partie d’origine financière » et s’explique par « la forte correction sur les valeurs américaines de l’IA ».

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Les inquiétudes concernant l’endettement des acteurs de l’IA sont susceptibles d’affecter la croissance mondiale et la demande de pétrole.

Surtout, pour couvrir leurs pertes et réduire leur risque, les investisseurs vendent les actifs qu’ils peuvent facilement liquider, comme les contrats à terme sur le pétrole.

« Le sentiment de fuite vers la sécurité a dominé pendant la nuit », faisant retomber le Brent, abonde Patrick Munnelly, analyste chez Tickmill.

Parallèlement, bien que l’Agence internationale de l’énergie (AIE) ait indiqué mercredi que les exportations de brut des pays du Golfe se rapprochent des niveaux d’avant-guerre, l’agence a de nouveau revu légèrement à la baisse son estimation de cette demande mondiale, qu’elle prévoit en recul de 2,6 millions de barils par jour en 2026.

Mais « cela ne change toutefois rien au fait que le marché physique du pétrole reste tendu », selon Arne Lohmann Rasmussen.

L’American Petroleum Institute (API), fédération des professionnels américains du secteur, a fait état mercredi d’une forte baisse de 11,1 millions de barils des stocks américains de brut la semaine dernière.

Les attaques se sont intensifiées dans le détroit d’Ormuz, où la perturbation du trafic maritime a fait bondir les prix de l’énergie.

L’Arabie saoudite continue également d’être la cible d’attaques des Houthis du Yémen, la coalition menée par le royaume rapportant avoir intercepté un missile dans la région de Médine.

A ce sujet, un sommet prévu le 24 octobre à Ryad entre l’Union européenne et les pays du Golfe a été reporté, d’après un communiqué des 27 jeudi.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a par ailleurs affirmé dans un entretien au Financial Times publié jeudi que les frappes sur les raffineries russes vont reprendre, après plusieurs jours de pause liée à l’annonce surprise d’une trêve énergétique par le président américain Donald Trump. (Avec Zonebourse)

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