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Economie Internationale

Le pétrole retrouve le niveau d’avant le conflit au Moyen-Orient

pétrole oléoduc

Les cours du pétrole continuaient de refluer jeudi, tombant sous les niveaux enregistrés juste avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Les progrès dans les négociations de paix entre les États-Unis et l’Iran ont amélioré les perspectives d’approvisionnement et apaisé les craintes inflationnistes.

Vers 07h20, le prix du baril de Brent de la mer du Nord reculait de 1,6% à 72,55 dollars, enregistrant une quatrième séance de baisse consécutive. Son équivalent américain, le WTI, perdait quant à lui 1,3% à 69,40 dollars.

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« Depuis les sommets atteints au plus fort des tensions géopolitiques, les cours du pétrole ont ainsi abandonné près de 40%, illustrant la rapidité avec laquelle la prime de risque peut disparaître », commente John Plassard, responsable de la stratégie d’investissement à la banque Cité Gestion.

La confiance croissante dans un accord durable au Moyen-Orient a incité davantage de pétroliers à traverser le détroit d’Ormuz. Plusieurs dizaines de millions de barils ont déjà quitté le Golfe persique ces derniers jours.

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« L’offre a augmenté sur les marchés, les acheteurs étant confrontés à une forte hausse des propositions de pétrole brut en provenance du Moyen-Orient et d’autres régions exportatrices, notamment l’Afrique de l’Ouest », observent les analystes de la plateforme Trading Economics.

Par ailleurs, une dérogation temporaire accordée par les États–Unis autorisant l’achat de pétrole iranien déjà chargé devrait encore accroître l’offre disponible.

Baisse du prix du gaz européen

Tout comme le pétrole, le prix du gaz TTF néerlandais, qui fait référence en Europe, reculait encore jeudi. Vers 07h20, le cours lâchait 0,3% à 41,10 euros le mégawattheure.

Plusieurs méthaniers qataris vides sont entrés dans le Golfe persique ces dernières semaines pour se recharger, laissant présager une possible reprise des livraisons de gaz. Le Premier ministre qatari a indiqué que la production de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait revenir à la normale d’ici quelques semaines.

« La perspective d’une reprise des flux de GNL en provenance du Golfe a apaisé les craintes de pénurie et pourrait aider l’Europe à reconstituer ses stocks avant l’hiver prochain », relèvent les experts de Trading Economics.

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