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Economie

Les prix du pétrole reculent avec la hausse de la production de l’OPEP+

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Les prix du pétrole ont reculé lundi après que la région du Kurdistan en Irak a repris ses exportations de brut via la Turquie ce week-end, une tendance renforcée par les projets de l’OPEP+ d’augmenter une nouvelle fois la production en novembre, ce qui accroît l’offre mondiale.

Les contrats à terme sur le Brent ont cédé 43 cents, soit 0,6 %, à 69,70 dollars le baril à 06h30 GMT, après avoir atteint vendredi leur plus haut niveau depuis le 31 juillet. Le brut américain West Texas Intermediate (WTI) a perdu 49 cents, soit 0,8 %, à 65,23 dollars le baril, effaçant ainsi la majeure partie des gains enregistrés vendredi.

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« Les craintes persistantes d’une augmentation de la production limitent les gains, mais des perspectives tendues à court terme maintiennent les prix du brut sous pression en ce début de semaine », a déclaré Michael McCarthy, directeur général de la plateforme d’investissement Moomoo Australie et Nouvelle-Zélande.

Le brut a recommencé à circuler samedi dans un oléoduc reliant la région semi-autonome du Kurdistan, dans le nord de l’Irak, à la Turquie pour la première fois depuis deux ans et demi, après qu’un accord provisoire a permis de sortir de l’impasse, a indiqué le ministère irakien du Pétrole.

L’accord scellé entre le gouvernement fédéral irakien, le gouvernement régional du Kurdistan (GRK) et les producteurs pétroliers étrangers actifs dans la région permettra d’acheminer entre 180 000 et 190 000 barils par jour de brut vers le port turc de Ceyhan, a précisé vendredi le ministre irakien du Pétrole à la chaîne kurde Rudaw.

Les États-Unis avaient plaidé pour cette reprise, qui devrait à terme permettre le retour sur les marchés internationaux de jusqu’à 230 000 barils par jour de brut, au moment où l’OPEP+ augmente sa production pour gagner des parts de marché.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, l’OPEP+, devraient approuver une nouvelle hausse de la production d’au moins 137.000 barils par jour lors de leur réunion de dimanche, la hausse des prix incitant le groupe à tenter de regagner davantage de parts de marché, selon trois sources proches des discussions.

Cependant, l’OPEP+ pompe actuellement près de 500 000 barils par jour de moins que ses objectifs, déjouant ainsi les anticipations du marché concernant un excès d’offre.

« Alors que l’OPEP s’apprête à puiser davantage dans ses capacités de réserve, le risque d’une surprise géopolitique en octobre augmente », ont estimé les analystes de RBC Capital Markets.

« Si le principal récit de l’été était celui d’une surproduction attendue au quatrième trimestre 2025, les acteurs du marché commencent à intégrer le risque croissant d’un choc provoqué par la poursuite des conflits en Russie et en Iran », ajoutent les analystes de RBC.

Le Brent et le WTI ont progressé de plus de 4 % la semaine dernière, enregistrant ainsi leur plus forte hausse hebdomadaire depuis juin, après que des attaques de drones ukrainiens contre les infrastructures énergétiques russes ont réduit les exportations de carburant du pays.

La Russie a bombardé Kiev et d’autres régions d’Ukraine tôt dimanche, lors de l’une des attaques les plus soutenues contre la capitale depuis le début de la guerre à grande échelle.

Parallèlement, les Nations Unies ont rétabli un embargo sur les armes et d’autres sanctions contre l’Iran en raison de son programme nucléaire, à la suite d’une procédure enclenchée par des puissances européennes, à laquelle Téhéran a prévenu qu’il répondrait avec fermeté.

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