L’ICESCO lance de nouvelles initiatives pour promouvoir la diplomatie scientifique et l’IA

L’Organisation du Monde islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ICESCO) a lancé, lors d’un dialogue de haut niveau sur la diplomatie scientifique organisé à New York en marge de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, plusieurs initiatives visant à renforcer la diplomatie scientifique et à élargir l’accès inclusif aux infrastructures d’intelligence artificielle (IA) et de calcul haute performance (HPC).
Au cours de ce dialogue, plusieurs accords liés à ces initiatives ont été signés par le Directeur général de l’ICESCO, Salem Bin Mohammed Al-Malik, illustrant l’orientation de l’organisation en faveur du renforcement de la coopération scientifique internationale et de l’élargissement de l’accès aux technologies émergentes ainsi qu’aux infrastructures numériques et informatiques avancées.
Dans le domaine de la diplomatie scientifique, il été procédé à l’annonce de la création du Centre Al-Farabi-ICESCO pour la diplomatie scientifique à l’Université nationale Al-Farabi du Kazakhstan ainsi que du Centre Ibn Battuta-ICESCO pour la diplomatie scientifique à l’Université Al Akhawayn à Ifrane.
Ces deux centres s’inscrivent dans le cadre du Réseau des centres ICESCO pour la diplomatie scientifique, destiné à établir des plateformes permanentes de coopération entre scientifiques, diplomates, universités et décideurs.
À cet égard, le chef du Secteur des sciences et de l’environnement de l’ICESCO, Kuanish Yergaliyev, a affirmé que “la Déclaration de New York reflète notre engagement commun à rendre la diplomatie scientifique plus inclusive, plus pratique et davantage orientée vers l’action”.
Il a relevé que cette déclaration appelle à renforcer la coopération, à élargir l’accès aux technologies émergentes et à garantir un rôle actif et significatif aux pays du Sud global dans la définition des priorités scientifiques, la construction de partenariats et la contribution aux décisions scientifiques à l’échelle mondiale, dans l’intérêt de tous.
L’ICESCO a également signé deux accords avec des universités pour un accès inclusif aux infrastructures d’intelligence artificielle et de calcul haute performance, qui visent à élargir l’accès des chercheurs aux infrastructures numériques et informatiques avancées et à leur permettre de disposer des capacités nécessaires au développement de la recherche scientifique et des applications liées à l’intelligence artificielle et aux technologies émergentes.
Dans ce sens, le chef de la Division de l’innovation et de la créativité au Secteur des sciences et de l’environnement de l’ICESCO, Issam Krimi, a expliqué que l’initiative pour un accès inclusif aux infrastructures d’intelligence artificielle et de calcul haute performance vise à élargir l’accès des chercheurs aux infrastructures numériques et informatiques avancées. Le Réseau des centres ICESCO pour la diplomatie scientifique, quant à lui, ambitionne de créer des plateformes permanentes réunissant scientifiques, diplomates, universités et décideurs.
Il a souligné que ces initiatives traduisent “l’engagement de l’organisation à passer de l’idéal au pragmatisme et des politiques et idées à l’action concrète”, notant que le Centre Al-Farabi-ICESCO pour la diplomatie scientifique au Kazakhstan et le Centre Ibn Battuta-ICESCO pour la diplomatie scientifique à l’Université Al Akhawayn à Ifrane s’inscrivent dans cette vision, destinée à construire de nouveaux ponts scientifiques reliant l’Afrique, l’Asie et le Monde arabe.
Ces initiatives traduisent l’orientation de l’organisation visant à renforcer la place de la science et de la technologie dans la coopération internationale, en combinant diplomatie scientifique et élargissement de l’accès aux infrastructures numériques et informatiques avancées.
Elles doivent ainsi contribuer au développement de partenariats scientifiques et institutionnels plus durables, tout en favorisant une participation plus large à la définition des priorités en matière de recherche et d’innovation et à l’accès aux avancées technologiques.
