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Economie

Lutte contre le Coronavirus : les cliniques privées appelées à contribuer en cas de besoin

cliniques privées

L’épidémie du Coronavirus, qui a déstabilisé le monde, a mis sous pression les Etats mais surtout leur système de santé. Tous les départements sanitaires du monde sont sur le pied de guerre pour faire face à cette pandémie et minimiser les dégâts. Quid du Maroc ?

Au Maroc, le ministère de la Santé mène une communication, pour l’instant, sans faute en informant en temps réel sur l’évolution de l’épidémie. Certes pour l’instant le nombre de personnes infestées, 7 avec le décès d’une femme âgée de 86 ans souffrant de plusieurs maladies, n’augure pas de crainte. Nonobstant, au rythme de la propagation du virus dans d’autres pays notamment l’Italie, la France et l’Espagne, la vigilance est de mise.

Les pouvoirs publics en la personne du Chef de gouvernement ainsi que du ministre de la Santé, ne cessent d’appeler au calme en affirmant la disponibilité d’infrastructures de soins au niveau du secteur public pour prendre en charge les malades. Mais qu’en est-il du rôle du secteur privé dans cette crise sanitaire ?

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Dans une note en date du 4 mars de l’Association nationale des cliniques privées, dont EcoActu.ma détient une copie, le Président Rédouane Samlali a informé les directeurs des cliniques privées de la tenue d’une réunion à la Wilaya du Grand Casablanca.

L’objectif de cette rencontre à laquelle ont pris part le Wali du Grand Casablanca, les Gouverneurs de la région, les Directeurs des Services Régionaux, la Directrice Régionale de la santé de Casablanca, le Directeur du Centre hospitalo-universitaire de Casablanca, le Président du conseil de l’ordre des médecins de la région de Casablanca, le Président du collège syndical des spécialistes privés et Monsieur le Président de l’association Nationale des Cliniques Privées, a été de débattre de la stratégie à adopter face à l’infection Covid-19.

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Cette réunion avait également pour but de recenser l’offre de soins du secteur privé en cas d’épidémie très grave. « Il a été recommandé de travailler en étroite collaboration avec le secteur public », lit-on dans le communiqué.

Une feuille de route et procédures ont été mises en place en cas de suspicion de l’infection au Covid-19 :

  1. Procéder au diagnostic de l’infection en cas de gènes respiratoires sévères accompagnées de fièvre ;
  2. Procéder à l’isolement du patient ;
  3. Déclarer le cas en appelant le numéro suivant : 0801004747 ;
  4. Transférer le malade, si suspicion avérée, dans les structures préparées par le ministère de la santé pour la prise en charge thérapeutique.

Lors de cette réunion, les représentants du secteur privé ont manifesté leur disponibilité pour participer activement à la lutte contre cette infection. Il faut dire qu’en cas d’une aggravation de la situation, qui actuellement reste maîtrisable, le secteur privé ne peut que mettre la main à la pâte.

« En cas de propagation de l’infection, l’offre de soin public en lits de réanimation étant très limitée, il sera fait appel au soutien de l’hospitalisation privée qui sera disposée à travailler dans le cadre d’un partenariat avec le ministère de la santé publique dans l’intérêt du citoyen marocain », précise le communiqué signé par le président de l’ANCP Redouane Samlali.

Un risque qui n’est pas écarté vu ce qui se passe en Italie ou encore en France où les places dans les réanimations sont quasiment épuisées.

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