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Economie Internationale

Marché du travail mondial : 23,5% des jeunes sont des NEET (OIT)

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La détérioration du marché du travail est principalement due à l’émergence de tensions géopolitiques et à la guerre en Ukraine, à une reprise inégale de la pandémie et à la persistance de goulets d’étranglement dans les chaînes d’approvisionnement mondiales, selon les Tendances 2023. Tous ces facteurs ont créé les conditions d’une stagflation – une inflation élevée et une faible croissance simultanées – pour la première fois depuis les années 1970.

Les femmes et les jeunes sont nettement moins bien lotis sur les marchés du travail. A l’échelle mondiale, le taux d’activité des femmes s’élevait à 47,4 pour cent en 2022, contre 72,3 pour cent pour les hommes. Cet écart de 24,9 points de pourcentage signifie que, pour chaque homme économiquement inactif, on compte deux femmes inactives.

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Les jeunes (âgés de 15 à 24 ans) sont confrontés à de graves difficultés pour trouver un emploi décent et le conserver. Leur taux de chômage est trois fois supérieur à celui des adultes. Plus d’un jeune sur cinq – 23,5 pour cent – n’est ni en emploi, ni en études ni en formation (NEET).

“Le besoin de plus de travail décent et de justice sociale est clair et urgent. Mais si nous voulons relever ces multiples défis, nous devons travailler ensemble à la création d’un nouveau contrat social mondial.»

«Le besoin de plus de travail décent et de justice sociale est clair et urgent», a déclaré le Directeur général Gilbert F. Houngbo. «Mais si nous voulons relever ces multiples défis, nous devons travailler ensemble à la création d’un nouveau contrat social mondial. L’OIT fera campagne pour une coalition mondiale pour la justice sociale en vue de fédérer les soutiens et d’élaborer les politiques nécessaires et de nous préparer à l’avenir du travail.»

« En raison du ralentissement de la croissance de l’emploi mondial, nous n’espérons pas pouvoir compenser les pertes subies pendant la crise du COVID-19 avant 2025», a déclaré Richard Samans, Directeur du département de la recherche de l’OIT et coordinateur du rapport. «Le fléchissement de la croissance de la productivité nous préoccupe également beaucoup, car la productivité est essentielle pour faire face aux crises interdépendantes auxquelles nous sommes confrontés en matière de pouvoir d’achat, de durabilité écologique et de bien-être humain.»

Les prévisions sur le marché du travail en 2023 varient beaucoup selon les régions

En 2023, l’Afrique et les États arabes devraient connaît une croissance de l’emploi d’environ 3 pour cent ou plus. Cependant, en raison de l’augmentation de leur population en âge de travailler, les deux régions ne devraient enregistrer qu’un recul modeste des taux de chômage (de 7,4 à 7,3 pour cent en Afrique et de 8,5 à 8,2 pour cent dans les États arabes).

Dans les régions d’Asie et Pacifique et d’Amérique latine et Caraïbes, la croissance annuelle de l’emploi devrait atteindre environ 1 pour cent. En Amérique du Nord, les gains d’emploi seront faibles ou nuls et le chômage repartira à la hausse, selon le rapport.

La région Europe et Asie centrale est particulièrement touchée par les retombées économiques du conflit en Ukraine. Certes l’emploi devrait diminuer en 2023, mais les taux de chômage ne devraient augmenter que légèrement compte tenu du contexte de croissance limitée de la population en âge de travailler.

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