Maroc : l’importation de l’ail désormais soumise à licence pour une durée de 18 mois

Selon une nouvelle directive douanière entrée en vigueur ce jeudi 24 septembre 2026, l’introduction de l’ail sur le marché national nécessite obligatoirement l’obtention d’une licence préalable.
Le marché de l’ail frais et réfrigéré passe sous haute surveillance. L’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) a acté l’application immédiate de l’arrêté ministériel n°1825-26, complétant le dispositif historique des restrictions quantitatives à l’importation. Cette restriction cible précisément les produits relevant de la position tarifaire 0703.20.00.00.
Cette décision, publiée aujourd’hui même au Bulletin Officiel n°7546, s’appliquera pour une durée stricte de dix-huit (18) mois. Elle s’inscrit dans une volonté de réguler les flux d’approvisionnement et de protéger, le cas échéant, la production locale face aux fluctuations du marché international.
Un sursis pour les marchandises déjà en route
Conscient de l’impact de cette mesure soudaine sur les opérateurs économiques, le ministère a toutefois prévu une clause transitoire. La licence d’importation ne sera pas exigée pour les cargaisons qui étaient déjà engagées avant la date d’aujourd’hui, sous réserve de fournir l’une des deux preuves suivantes :
- L’ouverture d’un crédit documentaire confirmé et irrévocable en faveur du fournisseur étranger avant le 24 septembre 2026.
- La production detitres de transport (connaissement, lettre de voiture) établis avant cette même date, prouvant que l’ail était déjà en route, destiné directement et exclusivement au territoire national.
Pour les autres opérations, les importateurs devront désormais formuler leurs demandes de licence via les canaux réglementaires habituels avant toute expédition.
