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Economie

Transition énergétique : le Maroc prend les commandes des minerais stratégiques africains

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Lors de la 3e édition du Congrès International des Mines au Maroc (IMC Morocco 2026), les décideurs économiques et politiques ont réaffirmé que l’avenir du continent ne pouvait plus se limiter à la simple extraction de ses richesses souterraines. À travers la vision du Maroc, qui prône un modèle industriel ouvert, intégré et durable, l’enjeu majeur est désormais de structurer des chaînes de valeur locales fortes. Cette dynamique repose sur la mise en commun des complémentarités africaines afin de transformer le potentiel géologique exceptionnel du continent en un véritable moteur de croissance économique et technologique à l’échelle mondiale.

Intervenant à l’Ouverture des travaux de la 3e édition du Congrès International des Mines au Maroc (IMC Morocco 2026), Benali a souligné que ce choix a eu pour objectifs de renforcer l’exploitation minière responsable, d’améliorer la traçabilité, de faciliter l’accès à la finance durable et de soutenir une plus grande création de valeur sur le continent.

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Rappelant que l’Afrique dispose d’un potentiel géologique exceptionnel, elle a estimé que l’enjeu consiste désormais à renforcer sa capacité à tirer davantage de valeur de ses ressources.

Elle a plaidé, dans ce sens, pour la mise en réseau des complémentarités africaines en matière de ressources, de capacités de transformation, d’énergie, d’infrastructures, de technologies, de compétences et de financement, afin de faire émerger un écosystème industriel intégré, durable et connecté aux marchés mondiaux.

« La véritable question est de savoir si l’Afrique, collectivement, peut capter une part plus importante et plus stratégique des chaînes de valeur construites autour de ses ressources », a-t-elle soutenu.

Pour sa part, le président de la Fédération de l’industrie minérale du Maroc (FDIM), Mohammed Cherrat, a relevé que les minerais critiques et stratégiques occupent aujourd’hui une place croissante dans les transformations de l’économie mondiale, au moment où la transition énergétique et les évolutions technologiques s’accélèrent davantage.

Selon lui, si l’Afrique dispose d’un patrimoine minéral considérable, « l’enjeu est désormais de déterminer comment mieux les valoriser, comment développer les capacités industrielles et comment créer davantage de valeur ».

L’avenir de l’industrie minérale africaine ne se limite pas à l’extraction, a-t-il poursuivi, mais concerne aussi l’exploration, la transformation, le raffinage, l’énergie, les infrastructures, les technologies, les compétences, le financement, la sous-traitance et l’innovation.

« La coopération entre le Maroc et ses partenaires africains peut s’appuyer sur les complémentarités de nos économies, l’investissement, le partage des compétences et la construction de chaînes industrielles mieux intégrées », a soutenu le président de la FDIM.

De son côté, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), Mehdi Tazi, a fait savoir que la thématique retenue pour cet événement intervient dans un contexte international marqué par la transition énergétique, la montée en puissance des technologies numériques, des semi-conducteurs ou encore des infrastructures énergétiques, qui font augmenter les besoins en cuivre, cobalt, lithium, nickel et autres minerais critiques.

Pour ce qui est du contexte africain, une part importante des minerais continue d’être exportée sous une forme brute ou faiblement transformée avant d’être raffinée et intégrée à des produits industriels sur d’autres continents, a-t-il relevé, notant que « la question qui doit nous mobiliser est celle de la valeur ajoutée que nous sommes capables de conserver et de développer en Afrique ».

Le Maroc dispose aujourd’hui d’une véritable fenêtre d’opportunité, d’où l’importance mettre en place les conditions favorables pour attirer davantage d’investissements, développer la transformation locale et inscrire notre industrie minière dans des chaînes de valeur africaines plus intégrées et plus compétitives, a-t-il conclu.

Au menu de l’IMC Morocco 2026 figurent, notamment, une table ronde ministérielle autour de la thématique « Des ressources aux chaînes de valeur industrielles : Construire l’écosystème africain », une séance plénière intitulée « Quels modèles industriels peuvent permettre à l’Afrique de développer des pôles compétitifs de transformation des minerais critiques et stratégiques ? », des sessions parallèles, ainsi qu’un espace dédié aux rencontres B2B.

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