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Développement Durable

L’ONU souligne l’urgence d’agir face à la crise climatique

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Les émissions annuelles de gaz à effet de serre atteignent un niveau record et des mesures urgentes doivent être prises pour prévenir des pics de température catastrophiques et éviter les pires impacts du changement climatique, a prévenu l’ONU dans un rapport publié jeudi.

Réalisé dans le cadre du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le rapport 2024 sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction des émissions souligne que les pays doivent commencer à réduire leurs émissions immédiatement.

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“Le moment est venu de faire face à la crise climatique”, a déclaré la directrice exécutive du PNUE, Inger Andersen, citée dans le rapport, en insistant sur l’importance d’une mobilisation mondiale d’une ampleur et d’un rythme jamais vus auparavant, et ce dès maintenant, avant la prochaine série d’engagements climatiques.

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Sinon, a-t-elle averti, l’objectif de 1,5°C pour limiter la hausse des températures fixé par l’Accord de Paris sur le changement climatique “sera bientôt mort, et l’objectif de bien en dessous de deux degrés Celsius prendra sa place dans l’unité de soins intensifs”.

Publié lors de la conférence mondiale sur la biodiversité COP16 à Cali, en Colombie, le rapport suit l’écart entre la direction que prennent les émissions mondiales de gaz à effet de serre avec les engagements actuels des pays et la direction qu’elles devraient prendre pour limiter le réchauffement bien en dessous de 2°C et poursuivre l’objectif de 1,5°C conformément aux objectifs de température fixés dans l’Accord de Paris de 2015 sur le changement climatique.

Selon le rapport, l’objectif de 1,5°C sera irréaliste d’ici quelques années, à moins que les nations ne s’engagent collectivement à réduire de 42% leurs émissions annuelles de gaz à effet de serre d’ici 2030 et de 57% d’ici 2035 dans le cadre de la prochaine série de contributions déterminées au niveau nationales et qu’elles n’appuient cette démarche par une action rapide.

Ces contributions auto-définies décrivent les mesures à prendre pour réduire les émissions et s’adapter aux impacts du climat – sécheresses, inondations et phénomènes météorologiques extrêmes – en garantissant les fonds nécessaires et en actualisant les plans tous les cinq ans, la prochaine fois début 2025, avant les négociations sur le climat de la COP30 au Brésil.

Selon le rapport, sans réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre, le monde pourrait être confronté à une augmentation inévitable et catastrophique de la température de 3,1°C.

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