Rapport annuel 2026 : le CESE place le droit au logement décent au cœur de l’État social

Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) a tenu, lundi, la 186ᵉ session ordinaire de son Assemblée générale, présidée par Abdelkader Amara, Président du Conseil.
Au cours de cette session et conformément aux dispositions de l’article 73 du règlement intérieur du Conseil, le thème du Focus retenu par le Bureau du Conseil dans le cadre du rapport annuel du CESE au titre de l’année 2026 a été présenté à l’Assemblée générale, précise le Conseil dans un communiqué, relevant que ce Focus sera consacré à l’étude des enjeux liés à l’accès à un logement décent.
Le Conseil a retenu cette problématique pour son Focus, eu égard à l’importance que revêt l’effectivité du droit à un logement décent, consacré par la Constitution du Royaume, pour la consolidation de l’État social et l’amélioration des conditions de vie des ménages, notamment les catégories vulnérables, les ménages à revenu modeste et la classe moyenne.
À cet égard, les travaux porteront notamment sur l’état des lieux du secteur du logement au Maroc, la structure du parc immobilier, les dynamiques de l’offre et de la demande ainsi que sur les niveaux des prix, ajoute la même source.
Ils viseront également à apprécier l’adéquation de l’offre de logements aux besoins et au pouvoir d’achat des ménages, ainsi que les résultats des politiques et mesures publiques mises en œuvre pour soutenir l’acquisition de la résidence principale.
À travers l’étude de cette problématique, menée avec la participation des parties prenantes et des acteurs concernés, le Conseil entend formuler des recommandations et proposer des pistes d’action à même de mieux concilier la performance économique du secteur et l’amélioration de l’accès des ménages à une offre de logements accessible, suffisante et décente, conclut le communiqué.

Merci de bien vouloir, si vous en avez la possibilité, de transmettre mon présent commentaire sur votre article à la Présidence du CESE.
C’est le coût de la vie qui devenu trop cher au Maroc, beaucoup trop cher!
Et de manière totalement artificielle.
Tout est passé entre les mains des « CHANNAKAS ».
Même la nourriture de survie de la population est passée dans l’escarcelle du capital dont la cupidité est le seul insigne de gloire !
Quand vous voyez les bénéfices faramineux engrangés par la plupart des opérateurs économiques (souvent en situation de Monopole ou d’ententes non élucidée sur les prix, pour ne citer que ces deux méfaits économiques) cela donne vraiment le Tournis. Même ceux à qui l’État verse des fonds en milliards de dirham ne lui rendent jamais la monnaie.
Évidemment li y a beaucoup à dire sur ce sujet, mais laissons-le de côté car l’espace malheureusement éditorial ne s’y prête pas !
Dans le coût de la vie, les économistes intègrent trois éléments essentiels : Logement, Alimentation et transport.
Essayons de réfléchir en dehors de la boite.
Pour le moment, intéressons-nous à la seule première composante, à savoir le logement qui d’ailleurs prévaut sur tout le reste…
Pour cela, je voudrais exposer l’idée suivante :
Feu S.M. Le ROI Hassan II, Que Dieu ait son âme, avait imaginé, ordonné et piloter un grand projet dans le domaine de l’agriculture, dont l’objectif était de construire une série de barrages pour, à l’époque, viser l’irrigation d’un Million d’hectare. On continu à aujourd’hui à être ébahi, des décennies après, à la fois par la pertinence et le caractère visionnaire de cette belle idée Bénie.
Par analogie, Pourquoi aujourd’hui ne pas s’inspirer de cette même idée mais cette fois ci pour mettre à disposition de 10 Millions de nos concitoyens un Million d’hectare en tant foncier gratuit pour la construction de logement. Cela représenterait, en termes de surface, moins de 0,02 % de la surface totale de notre pays (très vaste) et ne couterait presque rien à l’État, bien au contraire il lui procurerait des revenus considérables !
Je m’explique : Aujourd’hui, pour schématiser, quand vous parcourez pratiquement 15 kilomètres du centre-ville de Casablanca (prise comme exemple) vous vous retrouvez carrément dans la campagne…
Pour acquérir ce Million d’hectare en périphérie des villes (voir en envisager des nouvelles, pourquoi pas : quel est le problème ?) même en désintéressant les propriétaires de ces terres (Pas de terrains : qualification maudite qu’on instaure du jour au lendemain par un coup de plume par la fameuse législation du « périmètre urbain » faisant passer le prix du mètre carré de 20 ou 50 à 5000 Dhs, pour le bien de qui ; chercher à qui cela profite !) à des prix de cession plus que convenable 50 Dhs le mètre carré par exemple (car avec la sécheresse chronique qui est devenue une constante économique) les campagnards propriétaires n’en tirent plus grand-chose et beaucoup d’entre-eux avaient été contraints à l’exode.. ).
Évidemment à partir de cette idée on peut commencer à esquisser un premier schéma pour faire en sorte que ce rêve devienne réalité. Car, à mon avis, il s’agira d’une véritable révolution économique…. qui changera le tableau de fond en comble et qui aura, j’en suis persuadé, des conséquences bénéfiques considérables aussi bien sur le tissu économique national que sur le bien-être de nos chers concitoyens.
On voit par exemple ce qui se passe avec les gros investisseurs internationaux auxquels l’État se trouve souvent dans l’obligation de mettre à leur disposition du foncier en dizaine d’hectares, condition sine qua non pour attirer leur faveur. Autrement, ils ne viendraient pas, car c’aurait été un obstacle infranchissable pour leurs projets.
L’adoption de cette idée (dont le rejet farouche et total par le système est plus qu’aatendu) et sa promotion pourrait vraiment non seulement changer le Maroc mais garder le Maroc par les marocains.
Si on se fie aux conclusions du dernier rapport du HCP (Haut-Commissariat au Plan) le Maroc ne se régénère plus malheureusement et c’est vraiment gravissime sur beaucoup de plans : social, religieux, géostratégique et autres.
Je ne suis pas démographe mais je pense que si l’on n’inverse pas la tendance, dans 30-50 ans on ne verra plus dans nos villes que des vieillards qui seraient dans l’incapacité de pouvoir creuser leur propre tombe.
Nos millions de jeunes à la fleur de l’âge aujourd’hui (même les diplômés, par qui il faudra d’ailleurs commencer) se sentent totalement désemparés et ne trouvent plus d’issue pour entrevoir leur avenir (l’avenir de leur pays, le Maroc) comme si le ciel leur était tombé sur la tête.
Nos jeunes ne se marient plus car le premier obstacle qui écrase leurs espoirs c’est le fait de ne pouvoir accéder à un logement décent et à la portée.
Même ceux qui arrivent à émerger du lot ne peuvent y accéder sans se mettre l’épaisse corde d’un crédit bancaire au tour du cou souvent pour 25 ans de leur vie…
Bref, il reste beaucoup à dire. Cela demandait des pages et des pages. Mais l’idée est ainsi lancée !
Également pour les autres composantes du coût de la vie, à savoir alimentation et transport. Là aussi il y aurait beaucoup à dire. Une chose est certaine. C’est que là également on pourrait par la mise en place de politiques bien adaptées changer complètement la donne au profit de nos jeunes, seul gage de l’avenir de notre cher pays…