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Economie

Mesures strictes pour garantir le respect des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries nationales (Driouich)

pêcheries

La secrétaire d’État auprès du ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, chargée de la Pêche maritime, Zakia Driouich, a indiqué, mardi à la Chambre des conseillers, que le ministère a mis en place des mesures strictes pour garantir le respect des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries nationales afin de préserver les ressources halieutiques.

En réponse à une question orale sur “la diminution des stocks et l’extinction de certaines espèces de poissons”, posée par le groupe Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) à la Chambre des conseillers, Driouich a souligné que le ministère dispose de 30 plans d’aménagement et de gestion des pêcheries nationales, pour un coût de 3 MDH alors que le secteur ne comptait auparavant qu’un seul plan.

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Elle a noté que 96% des quantités débarquées sont actuellement gérées de manière durable, selon des mesures strictes.

Mme Driouich a cité, à titre d’exemple, un plan dédié aux poissons pélagiques couvrant six zones, ainsi qu’un plan pour la gestion du poulpe s’étendant sur trois zones, contribuant ainsi à réduire les mouvements des navires de pêche.

Parmi ces mesures, la secrétaire d’État a mentionné la mise en place de réserves marines pour préserver les ressources marines et la biodiversité, protéger certaines espèces de l’extinction et immerger des récifs artificiels afin de fournir des habitats propices à la reproduction des poissons, notamment sur les côtes de Martil, Agadir et Nador.

Elle a également précisé que les poissons pélagiques représentent 80% de la production halieutique et sont fortement impactés par les changements climatiques. À ce titre, elle a évoqué l’exemple de la sardine, qui prospère dans des eaux à basse température (18°C), mais dont la production a diminué en raison de l’augmentation de la température des eaux à des niveaux allant de 21 à 23°C.

Dans ce sens, Mme Driouich a relevé que “la gestion des ressources halieutiques constitue une question stratégique qui nous impose aujourd’hui de mettre en place des plans de gestion renouvelables et adaptatifs aux conditions climatiques, ce qui nécessite une implication forte de tous les partenaires concernés”.

Elle a aussi insisté sur l’importance du développement de la recherche scientifique pour assurer une vision claire de la dynamique des stocks de poissons et accompagner ces changements en vue de garantir leur durabilité.

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