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Société

Sécurité routière : Abdelkader Amara dresse le bilan

Projet de Loi de Finances 2019

Le ministre de l’Équipement, des Transports, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, a présenté, jeudi, le bilan et les perspectives de la politique nationale dans le domaine de la sécurité routière.

Dans un point de presse à l’issue du Conseil de gouvernement organisé par vidéoconférence, le ministre de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Said Amzazi, a indiqué que A. Amara a souligné que grâce aux efforts concertés des différentes parties prenantes dans le domaine de la sécurité routière, près de 1002 vies humaines et des milliers de blessés graves ont été sauvés au cours de la période 2017-2020.

Notant que la présentation du bilan et des perspectives de la politique nationale dans le domaine de la sécurité routière intervient à l’occasion de la commémoration de la Journée nationale de la Sécurité routière, qui coïncide avec le 18 février de chaque année, A. Amara a souligné que 2021 est la dernière année dans le plan d’action quinquennal qui a été mis en place à la lumière de la stratégie nationale de sécurité routière 2017-2026.

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Cette stratégie s’est fixée un objectif ambitieux, à savoir réduire de 50% le nombre de victimes d’accidents de la route d’ici 2026, par rapport au nombre de victimes pour l’année 2015, a ajouté le ministre.

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Il a souligné également que le plan d’action quinquennal porte sur un ensemble de mesures intégrées qui concernent principalement la réhabilitation des infrastructures routières, l’amélioration de la qualité des véhicules et l’encadrement des comportements humains en renforçant la surveillance routière, notamment les facteurs augmentant le risque d’accidents tels que l’excès de vitesse, l’inadvertance et la conduite sous état d’ébriété.

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Il s’agit également d’améliorer la qualité de la formation et la mise en place de campagnes de communication et de sensibilisation au profit des différents types des usagers de la route, ainsi que d’améliorer les conditions de transport et d’accueil des victimes hospitalisées, a-t-il poursuivi.

Ainsi, en comparant l’objectif souligné dans le programme gouvernemental pour l’année 2020, qui est de réduire le nombre de décès de 20% avec les résultats enregistrés, notre pays a réussi à réaliser des progrès importants, puisque le nombre de décès a enregistré une baisse de 26%, a indiqué le ministre. Un acquis qu’il faut préserver au cours de l’année 2021 pour atteindre l’objectif intermédiaire fixé pour la première période du quinquennat qui est de réduire le nombre de décès de 25%, préconise-t-il.

Il a de même souligné que dans l’optique d’atteindre ces objectifs, les efforts doivent être centrés sur les défis et enjeux identifiés dans la Stratégie nationale de sécurité routière, notamment les piétons qui représentent 28% du total des décès, les conducteurs de motocyclettes à 2 ou 3 roues (24% du total des décès), les accidents impliquant un seul véhicule (16% de tous les décès), les enfants de moins de 14 ans (10% du total des décès) et les professionnels du transport (8,7% du total des décès).

Le ministre a, à cet égard, affirmé que chacun est responsable et obligé de contribuer à la réalisation des objectifs de la Stratégie nationale de sécurité routière et à rompre avec la «violence routière» qui menace la vie des citoyens, entrave la compétitivité de l’économie de notre pays et nuit, ainsi, à son image de pays dans lequel les valeurs de tolérance et d’acceptation de l’autre prévalent dans l’espace routier public

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