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Economie Internationale

Seuil international de pauvreté : nouvelle actualisation de la Banque mondiale

pauvreté

La première mise à jour du seuil de pauvreté international a eu lieu en 2001, avec des révisions ultérieures en 2008, 2015, 2022, et plus récemment ce mois-ci. Cette dernière actualisation, qui s’applique également aux seuils de pauvreté des pays à revenu intermédiaire, fait suite à la publication l’an dernier d’une nouvelle série de PPA basées sur les prix collectés en 2021 par le Programme de comparaison internationale.

Cette actualisation reflète également les changements apportés aux seuils de pauvreté nationaux, ce qui explique en grande partie les augmentations, en particulier pour le seuil correspondant à l’extrême pauvreté.

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Sur la base de ces données révisées, le seuil de pauvreté international pour les pays à faible revenu passe désormais de 2,15 à 3 dollars par personne et par jour. Pour les pays à revenu intermédiaire inférieur, il augmente de 3,65 à 4,20 dollars et pour les pays à revenu intermédiaire supérieur, de 6,85 à 8,30 dollars.

Néanmoins, indépendamment des montants actualisés, le seuil international de pauvreté mesure toujours le pourcentage de personnes vivant dans l’extrême pauvreté de la même manière qu’il le fait depuis 1990. Il indique la proportion de personnes en situation de pauvreté absolue selon les normes des pays les plus pauvres du monde.

Des données essentielles

Les données fournies par les pays à partir de leurs enquêtes sur les ménages sont essentielles à la mesure et au suivi de la pauvreté aux niveaux national, régional et mondial. Ces enquêtes fournissent des données représentatives sur les revenus, la consommation et les habitudes de dépenses des personnes ainsi que sur leurs conditions de vie, en particulier pour les groupes qui ne figurent pas dans d’autres sources de données administratives ou statistiques.

Ces dernières années, la portée et la qualité des informations fournies par les enquêtes auprès des ménages se sont considérablement améliorées, en particulier dans les pays à revenu faible et intermédiaire de la tranche inférieure, ce qui permet d’avoir une vision plus claire du bien-être et de la vie quotidienne des individus.

Par exemple, de nombreuses enquêtes reflètent désormais l’ensemble des biens et services consommés par les ménages, y compris les repas pris en dehors du foyer, le logement et certains biens durables tels que les téléphones mobiles. Ces données améliorées sous-tendent désormais les mesures respectives des pays en matière de dénuement monétaire et permettent, en fin de compte, de mieux suivre la pauvreté dans le monde.

Pour la Banque mondiale, il est possible de progresser pour améliorer la précision, l’actualisation et la pertinence stratégique des enquêtes sur les ménages, et elle continuera à travailler avec les pays pour renforcer leur capacité statistique et les aider à combler des lacunes persistantes en matière de données.

Et après ?

À l’heure actuelle, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a diminué de 1,5 milliard par rapport à 1990. Toutefois, la baisse de la pauvreté dans le monde s’est considérablement ralentie pendant la dernière décennie en raison de plusieurs crises interdépendantes, notamment une faible croissance économique, un endettement élevé, des conflits et des situations de fragilité, ainsi que de graves chocs liés aux conditions météorologiques. La Banque mondiale estime que 808 millions de personnes vivent encore aujourd’hui dans l’extrême pauvreté et à ce rythme, il faudra des décennies pour éradiquer ce fléau.

Si les seuils de pauvreté mondiaux donnent une vue d’ensemble, ils ne doivent être utilisés que pour des analyses transnationales. Pour évaluer la pauvreté dans un pays donné, le seuil de pauvreté national est la référence la plus appropriée. Ces références sont essentielles pour les gouvernements lorsqu’ils élaborent des politiques destinées à améliorer la vie de leurs concitoyens et à les sortir de la pauvreté et de l’indigence.

Il faut également garder à l’esprit que la pauvreté est multidimensionnelle et que de nombreux indicateurs non monétaires sont indispensables pour comprendre le bien-être des personnes, tels que l’accès à l’éducation, à la santé, à l’assainissement, à l’eau et à l’électricité. Les différentes mesures de la pauvreté permettent d’avoir une vision plus large et peuvent guider les décisions politiques pour améliorer la vie des plus pauvres et des plus vulnérables.

Article paru sur le blog de la Banque mondiale 

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