Les superficies cultivées de fraises au Maroc ne progressent plus

D’après les chiffres consolidés de la saison 2024‑2025, la superficie consacrée à la culture de fraises est passée d’environ 3 700 hectares en 2022 à environ 2 300 hectares en 2025, soit une baisse significative sur trois ans.
Cette contraction s’explique par plusieurs facteurs : des marges plus faibles pour cette culture, une concurrence accrue, notamment de la part de l’Égypte, et des risques climatiques plus élevés, qui rendent la fraise moins attractive comparée à des cultures moins intensives en main‑d’œuvre et plus rentables comme la framboise et la myrtille.
Les acteurs de la filière évoquent un réalignement stratégique : de nombreux producteurs réaffectent des surfaces autrefois plantées en fraises vers des baies rouges plus rémunératrices (framboises et myrtilles), qui permettent d’allonger la fenêtre d’exportation vers l’Europe et d’améliorer la rentabilité globale des exploitations.
Cette diminution des surfaces est corroborée par plusieurs analyses sectorielles récentes : elles soulignent une transition structurelle dans le secteur des fruits rouges au Maroc, avec une progression des superficies de framboises et de myrtilles tandis que celles des fraises se contractent. La tendance s’inscrit dans une logique de diversification des marchés et d’adaptation aux conditions de production et aux préférences des importateurs européens.
En résumé, la culture de fraises au Maroc est en retrait en termes de superficie cultivée à fin 2025, reflétant une réorientation des investissements agricoles vers des cultures de baies jugées plus stables et rentables, et un contexte économique qui favorise les fruits rouges à plus forte valeur ajoutée. (Avec AgriMaroc)

