Transition verte : la BERD dépasse les 216 millions d’euros d’investissements au Maroc depuis 2020

Un projet vert financé tous les cinq jours. C’est l’un des chiffres les plus marquants dévoilés par la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) lors de la cérémonie de clôture des programmes Green Economy Financing Facility II (GEFF II) et Green Value Chain, organisée à Casablanca.
Depuis 2020, la banque multilatérale a mobilisé 216,7 millions d’euros pour financer des projets liés à la transition écologique au Maroc. Au total, 449 projets ont bénéficié de ces financements dans 33 secteurs économiques, illustrant l’extension progressive des investissements verts dans le tissu productif national.
Les petites et moyennes entreprises apparaissent comme les principales bénéficiaires de cette dynamique. D’après les données présentées par la BERD, près de quatre projets sur cinq ont été réalisés par des PME, un indicateur qui témoigne de leur implication croissante dans la modernisation environnementale de l’économie marocaine.
Les investissements réalisés ont généré des résultats tangibles sur le plan environnemental. Les projets soutenus devraient permettre d’éviter chaque année près de 154 000 tonnes d’émissions de CO₂, tout en économisant près de 500 000 mètres cubes d’eau. Ils ont également contribué à l’installation de 56 mégawatts de capacités supplémentaires en énergies renouvelables, participant aux efforts nationaux de transition énergétique.
Pour atteindre ces résultats, la BERD s’est appuyée sur un réseau de partenaires financiers nationaux comprenant notamment Bank of Africa, Banque Centrale Populaire, BMCI Groupe BNP Paribas, CIH Bank, Crédit du Maroc et Saham Bank. Le dispositif a également bénéficié du soutien de l’Union européenne, du Fonds vert pour le climat et du mécanisme coréen d’assistance technique et de coopération.
La clôture des programmes GEFF II et Green Value Chain marque une étape, mais non la fin de l’engagement de la BERD en faveur du Maroc. Face aux objectifs croissants de décarbonation de l’économie et de résilience climatique, l’institution estime que le potentiel d’investissement demeure important, notamment auprès des PME et des entreprises engagées dans leur transition énergétique.
Au-delà des montants mobilisés, ce bilan met en lumière l’émergence d’une finance verte de plus en plus structurée au Maroc. En six ans, la BERD s’est positionnée comme l’un des principaux bailleurs internationaux accompagnant le secteur privé marocain dans son adaptation aux exigences de la croissance durable.
