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Politique Internationale

L’UE veut améliorer le taux de retour des migrants irréguliers

Nador

Les ministres de l’Union européenne (UE) en charge de l’immigration sont réunis ce jeudi à Stockholm pour discuter des moyens de freiner l’immigration irrégulière et d’augmenter le nombre d’expulsions, alors que les arrivées sont reparties en hausse après avoir atteint un plancher durant la pandémie.

L’agence Frontex, chargée de la protection des frontières du bloc, a signalé quelque 330.000 arrivées non autorisées l’an dernier, le chiffre le plus élevé depuis 2016, avec une forte augmentation sur la route des Balkans occidentaux.

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« Nous avons une énorme augmentation des arrivées irrégulières de migrants », a déclaré la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, lors de discussions. « Nous avons un taux de retour très faible et je vois que nous pouvons faire des progrès significatifs dans ce domaine. »

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Le Danemark, les Pays-Bas et la Lettonie ont notamment, avec d’autres États membres, demandé que l’on fasse davantage pression, au moyen de visas et d’une aide au développement, sur la vingtaine de pays qui, selon l’UE, ne coopèrent pas pour reprendre leurs ressortissants.

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« Le malaise économique général fait que des pays comme la Tunisie passent du statut de pays de transit à celui de pays où les locaux veulent aussi aller », a déclaré un fonctionnaire européen. « Cela change les choses. Mais cela reste très gérable, surtout si l’UE agit de concert. »

Le Danemark a engagé des pourparlers avec le Rwanda sur le traitement des demandeurs d’asile en Afrique de l’Est, tandis que d’autres ont demandé que l’UE finance une clôture frontalière entre la Bulgarie et la Turquie – deux idées considérées jusqu’à présent comme taboues.

« Nous travaillons toujours pour que cela se réalise, de préférence avec d’autres pays européens, mais, en dernier recours, nous ne le ferons qu’en coopération entre le Danemark et, par exemple, le Rwanda », a déclaré jeudi le ministre danois de l’Immigration, Kaare Dybvad.

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