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Economie

đŸŽ„ Transition Ă©nergĂ©tique : le nuclĂ©aire pourrait-il ĂȘtre une option ?

transition

En vue de mener Ă  bien la transition Ă©nergĂ©tique, l’option de l’électronucléaire ne peut être envisagée sans la mise en place au préalable des conditions favorables à l’implantation de l’écosystème de l’énergie nucléaire en termes d’infrastructures, de savoir-faire, de maitrise organisationnelle et de compétences répondant aux meilleurs standards d’efficacité.

Quelques semaines aprĂšs la Cop28, la  Fédération de l’Énergie et ENGIE North Africa ont organisĂ© mardi dernier une conférence sous la thématique « Accélération de la transition bas-carbone au Maroc ». Cette rencontre revêt une dimension toute particulière en rassemblant les acteurs de la transition énergétique au Maroc et des experts internationaux et nationaux.

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Le but Ă©tant de dĂ©battre de la stratĂ©gie Ă©nergĂ©tique du Maroc, des enjeux dans un contexte marquĂ© par le changement climatique et de procĂ©der Ă  une Ă©valuation Ă  mi-parcours des objectifs arrĂȘtĂ©s.

A rappeler que le Maroc, pays historiquement dépendant d’énergie fossile a entamé sa transition énergétique dès 2009. Depuis, sa politique énergétique vise à promouvoir les énergies renouvelables, à développer l’efficacité énergétique et à renforcer l’intégration régionale.

Le pays dispose aujourd’hui de nombreux atouts pour atteindre cet objectif.

Mohammed Rachid Idrissi Kaitouni, PrĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration marocaine de l’Energie rappelle les avancĂ©es de la stratĂ©gie Ă©nergĂ©tique nationale tout en s’arrĂȘtant sur les dĂ©fis Ă  relever.

L’exemple du complexe solaire Nour réalisé dans le cadre de la stratégie énergétique marocaine visant à porter la part des énergies renouvelables dans le mix électrique national à plus de 52 % à l’horizon 2030 illustre bien la volonté du pays d’aller de l’avant dans ce processus de changement en cours au niveau mondial.

Cette politique tient compte du potentiel des ressources renouvelables disponibles sur le territoire national. Celui-ci se compose d’un potentiel solaire journalier de 6,5 kWh par mètre carré et d’un potentiel éolien dépassant les 25.000 MW en onshore et les 250.000 MW en offshore.

A travers cette stratégie, le Maroc ambitionne aussi de porter l’efficacité énergétique à 20% à l’horizon 2030 au lieu de 12% en 2009.

Actuellement, le pays dispose d’une capacité totale installée de ressources renouvelables en énergie électrique de 3.700 MW dont 1.215 MW d’origine éolienne, 705 MW d’origine solaire et 1.770 MW d’origine hydro-électrique portant ainsi la part de ce type de ressources dans le mix-électrique à 34%.

Pour un pays fortement dépendant de l’extérieur en ressources énergétiques primaires, le développement des capacités électronucléaires pourrait prĂ©senter de nombreux avantages. Outre la réduction de sa dépendance aux importations d’énergie et le renforcement de la sécurité énergétique du pays, l’investissement dans la production de l’énergie nucléaire pourrait contribuer à la diversification du mix-énergétique et se conformer aux engagements pris en matière de lutte contre le changement climatique à travers la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Tenant compte des complexités technologiques mais aussi des risques inhérents, l’option de l’électronucléaire ne peut être envisagée sans la mise en place au préalable des conditions favorables à l’implantation de l’écosystème de l’énergie nucléaire en termes d’infrastructures, de savoir-faire, de maitrise organisationnelle et de compétences répondant aux meilleurs standards d’efficacité.


Lire Ă©galement : đŸŽ„ Transition bas-carbone au Maroc : le point avec le Directeur RĂ©gional d’ENGIE Afrique du Nord

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