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Economie

Intelligence artificielle : les conjoncturistes mettent le curseur sur les garde-fous à mettre en place

intelligence artificielle IA

Ecrit par la Rédaction I

Les avancées technologiques que permet aujourd’hui l’Intelligence Artificielle sont à la base de l’accélération du progrès économique dans différents domaines, néanmoins le développement spectaculaire de ces technologies et leur dissémination dans toutes les sphères de l’activité humaine n’en comportent pas moins de risques majeurs qu’il importe de prendre en considération.

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Au-delà de ce qui est pratiqué actuellement, les nouvelles technologies de l’intelligence artificielle offrent au Maroc de multiples possibilités de développement dans de nombreux secteurs d’activité pour soutenir la dynamique de croissance et de progrès social.

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Ces technologies, bien maitrisées, peuvent selon les conjoncturistes être mises à contribution dans le secteur industriel pour renforcer la compétitivité dans les nouvelles activités les plus exposées à la concurrence sur les marchés d’exportation. Toutefois, ils mettent en garde contre les garde-fous non mis en place.

Le secteur primaire dans ses différentes composantes peut également bénéficier de l’apport de l’intelligence artificielle pour gagner en efficience à travers une meilleure programmation des activités agricoles et une optimisation des ressources en eau. Au plan social, le chantier ouvert en matière de protection sociale nécessitera le déploiement de moyens importants en termes d’infrastructures, de ressources humaines et de dispositifs de gestion et d’organisation pour la réalisation des objectifs arrêtés pour les années à venir.

L’intelligence artificielle pourrait être d’un apport capital pour l’opérationnalisation du système de protection sociale et la garantie de son accessibilité dans les meilleures conditions de qualité et de coût.

 Le domaine de l’éducation présente également de nombreuses possibilités où les nouvelles technologies de l’intelligence artificielle peuvent contribuer à la réalisation des objectifs stratégiques dans ce domaine visant le développement d’un système éducatif inclusif, garantissant l’équité, l’égalité des chances, la qualité pour tous et la promotion de l’individu et la société.

Les déficits actuels du système d’éducation en ce qui concerne aussi bien l’accessibilité aux services que la qualité des apprentissages peuvent être réduits de façon significative à travers le recours aux technologies de l’intelligence artificielle avec les possibilités qu’elles offrent pour le suivi personnalisé des apprenants, l’adaptation des contenus pédagogiques et l’assistance au personnel enseignant et administratif.

Tenant compte du rôle décisif que peuvent jouer les nouvelles technologies de l’intelligence artificielle dans la transformation structurelle de l’économie et le progrès social, le Maroc a pris les devants pour la mise en place des dispositifs à caractère technique, règlementaire et organisationnel nécessaires pour le développement de ces technologies et l’élargissement de leur champ d’application dans toutes les sphères de l’activité humaine. « Les évaluations internationales effectuées à ce sujet en 2023 placent le Maroc dans des positions relativement avancées parmi les pays à revenu comparable », rappellent les conjoncturistes.

Selon l’indice de préparation à l’intelligence artificielle élaboré par le cabinet de conseil Oxford Insights, le Maroc figure parmi les cinq pays africains les mieux placés dans ce domaine.

Au plan international, ce même organisme place le Maroc à la 88e position avec un score global de 43,34 sur 100.

Cette classification est établie sur la base d’une batterie d’indicateurs relatifs à la technologie, aux infrastructures et à la gouvernance du système. Les progrès enregistrés jusqu’à présent semblent, selon ces évaluations, porter essentiellement sur les infrastructures et les données avec un score atteignant 56,79 sur 100 en 2023. Les segments relatifs au secteur technologique et à la gouvernance restent, en revanche, bien en retrait par rapport à la dynamique d’ensemble et nécessitent le déploiement d’efforts plus soutenus pour garantir un développement plus équilibré de l’écosystème.

Si les avancées technologiques que permet aujourd’hui l’Intelligence Artificielle sont à la base de l’accélération du progrès économique dans différents domaines, le développement spectaculaire de ces technologies et leur dissémination dans toutes les sphères de l’activité humaine n’en comportent pas moins de risques majeurs qu’il importe de prendre en considération.

Ces risques et les multiples dangers qui leurs sont associés doivent être identifiés dans une démarche anticipative et pris en charge de façon appropriée pour en contenir les effets.

C’est dans ce sens qu’il s’avère indispensable de mettre en place les réglementations, les normes éthiques et les mécanismes de contrôle appropriés pour encadrer les activités de l’Intelligence Artificielle et garantir une contribution positive de ces nouvelles technologies au progrès économique et social sans compromettre les impératifs de sécurité, ni les idéaux de nos sociétés d’égalité, d’équité, d’inclusion et d’autonomie.

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