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Economie

Conjoncture : la demande intérieure marocaine brave la crise énergétique

demande interne

Face au resserrement énergétique, la demande intérieure marocaine fait preuve d’une résilience remarquable au deuxième trimestre 2026, avant une accélération attendue en fin d’année. C’est ce qui ressort de la dernière publication du HCP.

Portée par des moteurs de croissance inégalement affectés, l’économie nationale parvient à absorber les chocs exogènes grâce à la solidité de la consommation et au dynamisme soutenu de l’investissement public.

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Au cours du deuxième trimestre 2026, la demande intérieure a constitué le véritable bouclier de l’activité macroéconomique nationale. Malgré les tensions sur les marchés de l’énergie, les dépenses de consommation ont progressé de 4,1%, portées par un pouvoir d’achat soutenu par la performance historique du secteur agricole (+20,9%).

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Parallèlement, l’effort d’investissement ne faiblit pas : la formation brute de capital s’établit à +6,8%. Cet appétit pour l’investissement, bien qu’en légère modération par rapport aux périodes de surchauffe, démontre la confiance des opérateurs économiques.

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Cette forte stimulation interne a toutefois un prix. L’écart entre l’épargne nationale et l’effort d’investissement s’est creusé, portant le besoin de financement de l’économie à 22 Mds de DH sur la période.

Troisième trimestre : la trêve de l’inflation

L’été 2026 aura été marqué par une bouffée d’oxygène sur le front des prix. Le repli de l’inflation de 0,3%, largement favorisé par la baisse des prix alimentaires (-3,6%), offre une marge de manœuvre bienvenue pour la consommation des ménages, malgré la persistance de tensions sur les produits non alimentaires (+2,4%).

La fin d’année s’annonce sous le signe de l’accélération avec une croissance projetée à +4,7%. La consommation des ménages devrait franchir un nouveau palier à +4,3%, doublement protégée par des conditions de financement bancaire attractives et le bouclier budgétaire de l’État contre l’inflation énergétique.

Le levier des grands chantiers

L’investissement devrait maintenir son cap robuste à +6,8% au T4. Ce rythme sera directement propulsé par le lancement et l’exécution des grands projets d’infrastructure du Royaume, alors même que les contraintes d’approvisionnement pétrolier au Moyen-Orient commencent à se détendre, augurant d’un allègement de la facture énergétique globale.

 


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