Flash
OAPAM : ouverture des inscriptions aux instituts d’enseignement et centres sociaux et éducatifs Fonds Innov Invest (Tamwilcom) : plus de 590 MDH mobilisés pour l’innovation Écosystème du Marché à Terme : bilan d’une Transition Révolution bancaire au Maroc : la Banque Populaire lance la première carte sans numéro Élections 2026 : quand l’argent entre dans l’urne Averses orageuses, rafales de vent et temps chaud, de jeudi à dimanche, dans plusieurs provinces Le Nobel d’économie Michael Kremer nommé économiste en chef de la Banque Mondiale Aide directe au logement : le nouvel ajustement suffira-t-il à rattraper le rythme initialement prévu ? 17ᵉ Festival Issni N’Ourgh International du Film Amazigh : les jurys dévoilés 23 Septembre : opération séduction ou véritable reconquête des jeunes ?
Economie

Croissance 2024 : BKGR maintient inchangé son scénario économique

carburants

A la lumière de l’ensemble des éléments et dans l’attente des derniers chiffres de la récolte céréalière, BMCE Capital Global Research maintient inchangés son scénario économique et sa cartographie des risques et opportunités anticipant toujours dans sa composante centrale une croissance limitée du PIB à 2,6%.

Les derniers chiffres de la note de conjoncture du Haut-Commissariat au Plan -HCP- font ressortir un ralentissement de la croissance du PIB au T1 2024 à 2,9% (contre 4,1% au T4 2023 et 3,5% au T1 2023).

Publicité

Comme attendu, cet essoufflement de la dynamique économique est principalement attribuable aux conditions pluviométriques défavorables ayant fortement impacté la campagne céréalière 2023-2024. La récolte de cette année devrait ainsi ressortir à 27 MQx selon les premières estimations, soit bien en deçà des prévisions de la LF 2024 (75 MQx) et du niveau enregistré en 2022 (55 MQx).

Dans ces conditions, la valeur agricole s’est contractée de -3,9% au 1er trimestre de l’année contre une hausse de 6,9% une année auparavant. Cette baisse a néanmoins été atténuée par la progression de la VA non-agricole de 4,0% tirée en ce début d’année par la bonne tenue de l’industrie phosphatière manufacturière.

Pour le deuxième trimestre et toujours selon le HCP, la croissance devrait légèrement ralentir pour s’établir à +2,7% (vs. +2,3% au T2 2023), portée principalement par l’orientation favorable de la demande intérieure.

Compte tenu de ce qui précède et en dépit (i) de la dynamique d’investissement engendrée notamment par l’annonce de l’octroi de la CAN 25 et de la CDM 2030, (ii) des différents programmes de soutien lancés par les autorités publiques (aides aux logements, aides sociales directes aux ménages, etc.) et (iii) de l’atténuation des pressions inflationnistes devant soutenir la consommation interne, le Gouvernement a revu à la baisse ses pronostics de croissance pour l’année en cours tablant désormais sur une croissance de +3,4% en 2024 contre +3,7% prévue initialement par la Loi des Finances 2024.

« Ce faisant, le pouvoir exécutif rejoint les révisions la baisse déjà opérées par BANK AL-MAGHRIB et BMCE Capital Global Research qui anticipent désormais des progressions du PIB 2024 moins fortes respectivement à +2,1% et à +2,6% (vs. +3,1% attendue par la BANQUE MONDIALE) », annonce BKGR dans. son mensuel stratégie du mois d’avril.

L’orientation moins favorable que prévue de l’économie marocaine s’est également reflétée sur le Marché du travail avec la destruction de 159.000 emplois dans le monde rural dans un contexte de persistance de la sécheresse. Les derniers chiffres du HCP relatent ainsi un nouveau pic du taux de chômage à 13,7% au T1 2024 (vs. 12,9% à la même période une année auparavant).

S’agissant de l’inflation et en dépit de la hausse des prix des produits alimentaires habituellement constatée lors du mois de Ramadan, l’IPC ressort en légère hausse de +0,9% en y-o-y (vs. +0,3% un mois auparavant). Les coûts des intrants ont, quant à eux, diminué avec une IPPI en contraction de -0,8% en y-o-y à fin mars 2024.

Au registre des échanges extérieurs, le déficit commercial s’allège de -14,6% à -61,9 Mds de DH à fin mars 2024  comparativement à la même période de l’année précédente pour un taux de couverture en amélioration à 64,7% (vs. 60,3% à fin janvier 2023). Cette orientation positive est redevable, d’une part, à la baisse des importations de -4% à 175,5 Mds de DH dans le sillage de l’allégement de la facture énergétique (-13,6%) et, d’autre part, à la progression des exportations de +3% à 113,6 Mds de DH drivées par la bonne tenue de l’industrie automobile et par la reprise des exportations de phosphates.

Le dynamisme des expéditions aurait également soutenu l’activité industrielle comme en atteste le Taux d’Utilisation des Capacités de production -TUC- qui s’est stabilisé à 79% à fin mars 2024.

Sur le plan des paiements, le Maroc profite sur le 1er trimestre de l’année du bon comportement des IDE qui s’améliorent significativement de +56,2% à 5,8 Mds de DH à fin mars 2024.

Au volet des finances publiques et suite à l’augmentation notable des recettes ordinaires (+11,7% à 94,9 Mds de DH) dans le sillage de la progression de +35,2% des recettes non fiscales, l’excédent budgétaire s’est renforcé pour s’établir à 16,8 Mds de DH à fin mars 2024 (contre 6,2 Mds de DH à la même période une année auparavant). Cette évolution de l’excédent public tient également compte de la contraction des charges de -4,2% à 75,7 Mds de DH.

Dans ce contexte d’aisance, le Trésor n’a fait appel aux adjudications que pour un montant net de 23,5 Mds de DH contre 44,6 Mds de DH un an auparavant.

Parallèlement, le Conseil d’administration du FMI vient de conclure les consultations de l’article IV de 2024 en approuvant la première revue relative au recours par le Maroc à la facilité pour la résilience et durabilité pour un montant de 1,3 M de $ (accordé à fin septembre 2023), ainsi que la revue de la qualification du pays à la ligne de crédit modulable. Par la même occasion, le Conseil a salué la capacité de résilience de l’économie du Royaume en dépit des chocs négatifs répétitifs.

A la lumière de ces éléments et dans l’attente des derniers chiffres de la récolte céréalière, BKGR maintient inchangés son scénario économique et sa cartographie des risques et opportunités anticipant toujours dans sa composante centrale une croissance limitée du PIB à +2,6%.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!