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Economie Internationale

Les Bourses occidentales dispersées, la tech chahutée

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Les Bourses occidentales ont navigué, mercredi, entre des craintes sur les fabricants de semi-conducteurs et des résultats jugés satisfaisants de sociétés d’autres secteurs.

Les Bourses européennes ont terminé indécises entre résultats d’entreprises et la réunion de la Banque centrale européenne de jeudi. Paris a légèrement reculé de 0,12%, Londres a progressé de 0,28%, Francfort a cédé 0,44% et Milan a terminé quasi stable (+0,03%). A Zurich, le SMI a gagné 0,60%.

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A New York, le Nasdaq a enregistré sa plus forte perte sur une séance depuis 2022 (-2,77%), tandis que le Dow Jones (+0,59%) a signé un troisième record d’affilée et que le S&P 500 a lâché 1,39%.

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« On a eu droit à une ascension ininterrompue » depuis plusieurs semaines, « et une pause paraissait adaptée, à ce stade », a commenté Angelo Kourkafas, d’Edward Jones.

« Il y a eu une inquiétude sur les semi-conducteurs, qui ont été sous pression », a détaillé l’analyste, « et cela a accentué le mouvement de rotation » de portefeuilles, qui voient les investisseurs diversifier leurs placements après avoir essentiellement misé sur la tech.

Le déclencheur aura été Donald Trump, qui a estimé, dans un entretien au magazine Bloomberg Businessweek, que Taïwan « devrait payer pour être protégé » de la Chine par les Etats-Unis.

Ces déclarations ont fait trébucher le fabricant taïwanais de microprocesseurs TSMC (-7,98%), coté à New York et pourvoyeur de tous les grands acteurs américains de l’industrie, qui lui sous-traitent une partie de leur production.

Nvidia (-6,62%), Qualcomm (-8,61%), AMD (-10,21%) ou Broadcom (-7,91%) ont ainsi chuté de concert. L’exception aura été Intel (+0,35%), qui produit lui-même une bonne partie de ses puces.

En une journée de Bourse, Nvidia a effacé plus de 200 milliards de capitalisation boursière, soit plus que la valorisation totale de McDonald’s ou Disney.

Autre victime de ce séisme, Apple (-2,53%), qui est, de très loin, le plus gros client du Taïwanais.

Pour ne rien arranger, l’agence Bloomberg a rapporté que le gouvernement Biden envisageait de renforcer encore les restrictions aux exportations de puces vers la Chine.

Il s’appuierait ainsi sur une loi ancienne qui permet de contrôler les exportations de sociétés basées hors des Etats-Unis vers des pays tiers, pour peu que celles-ci utilisent des technologies américaines.

Dans le collimateur, notamment, l’équipementier néerlandais ASML (-12,74%), coté à Amsterdam mais aussi à New York.

Sur le marché des changes, le dollar s’affaiblissait par rapport aux autres principales devises (-0,37% face à l’euro à 1,0940 dollar pour un euro), les investisseurs jugeant désormais presque certain que la banque centrale américaine va baisser son taux directeur lors de sa réunion de septembre.

La perspective est au contraire jugée moins probable pour la Banque d’Angleterre après des chiffres de l’inflation qui n’ont pas baissé en juin, contrairement aux attentes. En réaction la devise britannique a grimpé à un plus haut en près d’un an face au billet vert, à 1,3044 dollar. (Avec Zonebourse)

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