Initiative Royale Atlantique : le Maroc prend le lead de l’intégration de l’Afrique

Écrit par Imane Bouhrara I
Avec le projet de Gazoduc Afrique Atlantique qui relie 14 pays africains et l’Initiative Royale Atlantique à laquelle vient d’adhérer la Confédération « Alliance des Etats du Sahel (AES) », le Maroc prend le lead de l’intégration de l’Afrique dans l’optique d’une coopération win-win. Une ambition affichée depuis plus de 25 ans depuis l’accession de SM le Roi Mohammed VI au Trône en 1999, qui poursuit une vision éclairée et hautement stratégique pour l’avenir du continent.
Depuis son accession au Trône, Sa Majesté le Roi Mohammed VI a placé l’Afrique au cœur des priorités internationales du Maroc, dans une démarche de coopération Sud-Sud gagnant-gagnant mais aussi de co-développement commun et solidaire.
Tout le monde garde en mémoire les différents développement du souverain en Afrique incitant d’ailleurs les opérateurs publics et privés à investir dans ces pays et y apporter leur savoir-faire pour répondre aux besoins exprimés. Deux décennies plus tard, cet élan porte ses fruits, le Maroc étant devenu parmi les premiers investisseurs africains sur le continent avec un impact positif sur des secteurs stratégiques comme les services bancaires et financiers, les infrastructures, le BTP, les télécommunications, l’agroalimentaire et bien d’autres secteurs.
Cette vision prend une autre dimension, comme l’illustre bien le message royal adressé en 2016 au 27e sommet de l’Union africaine dans lequel le Souverain a souligné que “l’Afrique, si longtemps négligée, est devenue incontournable. L’ère où elle n’était qu’un objet dans les relations internationales est révolue. Elle s’affirme, progresse et s’assume sur la scène internationale. Elle se présente désormais comme un interlocuteur actif et respecté dans le débat sur la Gouvernance mondiale”.
Une approche visionnaire anticipant les grands chamboulements de l’environnement international et l’importance d’une plus grande intégration de l’Afrique aussi bien sur le plan économique que géopolitique, pour une plus grande résilience aux chocs et l’émergence de puissances africaines à l’instar de l’Asie.
Pour sa mise en œuvre, le Maroc s’est investi activement, dès son retour au sein de l’UA en 2017, dans la mise en œuvre des programmes et des initiatives de l’union, avec une implication concrète et des idées novatrices pour renforcer la paix et la sécurité, promouvoir une économie forte au service des populations, particulièrement les jeunes, sur la base d’une solidarité mutuelle entre Etats, et surtout améliorer les capacités et l’influence de l’UA sur la scène internationale.
La coopération avec le reste de l’Afrique prendra un nouvel élan, à travers des projets structurants, l’exemple du Gazoduc Afrique Atlantic qui reliera le Nigeria au Maroc. Un projet stratégique qui regroupe pas moins de 14 pays africains avec en filigrane une véritable dynamique de développement, un renforcement de l’indépendance énergétique et une réduction de la vulnérabilité face aux fluctuations des marches et dans un contexte mondiale des plus incertains.
Bien évidemment, la vision clairvoyante du souverain qui vise l’intégration et le désenclavement s’étend également aux pays de l’ouest africain mais qui n’ont pas de façade sur l’Atlantique, à travers le lancement de l’Initiative Royale Atlantique en 2023, pour renforcer l’accès des nations sahéliennes à l’océan Atlantique par le biais d’infrastructures modernes et des ports stratégiques tels que Tanger Med et Dakhla, dans le but de faire de l’Afrique un continent prospère, concrétisant ainsi la coopération Sud-Sud basée sur un partenariat gagnant-gagnant.
Une initiative qui a été au cœur de l’audience royale accordée ce lundi aux ministres des Affaires étrangères des trois pays de l’Alliance des États du Sahel, Karamoko Jean Marie Traore, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur du Burkina Faso, Abdoulaye Diop, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali, et Bakary Yaou Sangare, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur du Gouvernement de Transition de la République du Niger. Lesquels ont affirmé leur adhésion totale et leur engagement pour accélérer sa mise en œuvre.
Le communiqué des trois ministres à l’issue de cette audience royale vient confirmer la pertinence et l’authenticité de l’initiative lancée par le Maroc qui « au-delà de l’essor des économies nationales qu’elle permettra dans les pays de la région, s’inscrit dans une dynamique de solidarité agissante du Royaume du Maroc envers des pays frères avec lesquels les relations ont toujours été empreintes de respect, d’amitié sincère et de coopération fructueuse ».
Le Maroc prend le lead de l’intégration africaine favorisant un essor commun à la région au lieu de faire cavalier seul, privilégiant l’intérêt commun en mettant à disposition ses investissements, ses infrastructures et sa position géographique et géopolitique stratégique au service de l’émergence d’un bloc régional intégré réuni autour du développement, la stabilité et la résilience.
