Taux d’intérêt : pas de changement attendu de la Fed

Les investisseurs s’attendent à ce que la banque centrale américaine maintienne le statu quo sur les taux d’intérêt et scruteront attentivement les déclarations de son président, Jerome Powell, sur les perspectives de croissance et d’inflation.
L’incertitude était déjà élevée, et les données récentes commencent à refléter l’impact de l’approche erratique de Donald Trump en matière de commerce et de droits de douane. L’escalade des tensions au Moyen-Orient, conjuguée à la flambée des prix du brut à environ 75 dollars le baril, complique davantage la tâche des décideurs.
Donald Trump a répétément exhorté Jerome Powell à abaisser les taux, l’accusant d’être trop lent à réduire le coût de l’emprunt. Dans le contexte actuel, le patron de la Fed ne devrait toutefois pas indiquer de calendrier pour une éventuelle baisse, selon les stratégistes de la MUFG.
« Ce soir, on pourrait observer une légère hausse des anticipations de baisse des taux à partir de septembre. Toutefois, la volonté de vendre le dollar devrait rester limitée tant que la situation autour du conflit Israël/Iran ne s’éclaircira pas dans les prochains jours », analyse Derek Halpenny, responsable de la recherche EMEA chez MUFG.
Les chiffres hebdomadaires des inscriptions au chômage seront publiés plus tard. Sur le plan macroéconomique, la banque centrale suédoise a abaissé ses taux comme prévu, ce qui a légèrement affaibli la couronne face à l’euro, en hausse de 0,3% à 10,998 couronnes.
Jeudi, la Banque nationale suisse, la Banque d’Angleterre et la Norges Bank annonceront à leur tour leurs décisions de politique monétaire.
La livre sterling a progressé de 0,26% à 1,346 dollar après la publication de chiffres montrant que l’inflation s’est stabilisée à un rythme annuel de 3,4% en mai, un chiffre conforme aux attentes, en amont de la décision de la BoE.
L’euro était également en hausse de 0,3% à 1,1514 dollar.
En toile de fond, les investisseurs exprimaient leur frustration face à la réunion du G7 au Canada, qui n’a guère apporté de progrès sur la question des droits de douane, à l’approche de la date butoir fixée par Donald Trump début juillet pour l’imposition de nouveaux prélèvements. (Avec Zonebourse)

