Flash
Conseil des ministres présidé par SM le Roi : cinq priorités au cœur du PLF 2027 et 25 Mds de DH pour le développement territorial CIH BANK et Yakeey lancent une plateforme immobilière intégrée à CIH Mobile Séance plénière commune lundi des deux Chambres du Parlement pour la présentation du programme gouvernemental Averses orageuses avec risque de grêle et rafales de vent sous orages samedi et dimanche dans plusieurs provinces Fatima Ezzahra El Mansouri : un programme gouvernemental ambitieux pour répondre aux attentes des citoyens Conseil de la concurrence : 185 opérations de concentrations économiques autorisées en 2025 Interpellation d’un extrémiste à Tanger : les expertises physico-chimiques révèlent la présence de substances entrant dans la fabrication d’explosifs Gouvernement El Mansouri Entre arithmétique de la majorité et sociologie du pouvoir 1.597 réseaux criminels de trafic de migrants et de traite des êtres humains démantelés entre 2021 et 2025 Institut marocain des administrateurs (IMA) : publication du panorama 2026 des pratiques ESG des émetteurs faisant appel public à l’épargne
Economie Internationale

Pétrole : l’Opep+ se dirige vers une nouvelle hausse importante de production

pétrole prix

Ryad, Moscou et six autres producteurs de pétrole de l’Opep+ se réunissent samedi avec à la clé une très probable nouvelle hausse des quotas de production pour le mois d’août. Depuis avril, ils « se concentrent davantage sur la reconquête des parts de marché que sur la stabilité des cours », souligne Ole Hansen de Saxo Bank qui, à l’instar de nombreux analystes, table sur « une augmentation de 411.000 barils par jour ».

Si elle se concrétise, ce serait la quatrième hausse consécutive après celles des mois de mai, juin et juillet qui ont marqué un changement de stratégie de la part de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés.

Publicité

Afin de lutter contre l’érosion des prix, le groupe procédait depuis fin 2022 à une raréfaction de l’offre via plusieurs coupes de production.

Publicité

C’est l’une d’elles, de 2,2 millions de barils par jour consentie par l’Arabie saoudite, la Russie, l’Irak, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Kazakhstan, l’Algérie et Oman qui est actuellement réintroduite sur le marché.

Ces derniers mois, le cartel semble ainsi avoir fait le deuil de son objectif de cours autour de 80 euros.

Le baril de Brent, qui s’échangeait autour des 75 dollars en début d’année, s’affiche désormais entre 65 et 70 dollars.

Faire respecter les quotas

L’Opep+ mettra en avant « la faiblesse des stocks et la solidité de la demande pour expliquer l’accélération de la production », selon Giovanni Staunovo d’UBS. Mais le non-respect des quotas de la part de certains pays membres, comme le Kazakhstan et l’Irak, « constitue un facteur de soutien à la décision », précise l’analyste à l’AFP.

En ouvrant les vannes, l’Arabie saoudite, qui est le pays dont la voix compte le plus au sein du cartel, mettrait en fait la pression sur les membres qui dépassent leurs objectifs de production en faisant fondre les profits et en limitant la capacité de certains membres à produire plus que leurs quotas.

Par conséquent, une hausse de 411.000 barils devrait en réalité ajouter « autour de 250.000 ou 300.000 barils par jour », chiffre Jorge Leon, chez Rystad Energy

En mai, selon une estimation de Bloomberg, la production du cartel n’a de fait augmenté que de 200.000 barils.

Pas d’effet Iran

Entre ce volume limité et le fait que la décision a été largement anticipée par le marché pétrolier, « les prix devraient se maintenir autour des niveaux actuels » même avec une nouvelle augmentation des quotas, estime M. Staunovo.

Par ailleurs, en juin, la guerre de 12 jours entre l’Iran et Israël a bousculé l’or noir, faisant grimper brièvement le Brent au-delà de 80 dollars car le marché craignait une rupture d’approvisionnement en provenance du détroit d’Ormuz par lequel transite 20% du pétrole brut mondial.

Une menace qui ne s’est finalement pas concrétisée

A la rigueur, la guerre conforterait plutôt l’Opep+ dans sa décision de procéder à l’augmentation de la production dans le cas improbable où la capacité de production et d’exportation de l’Iran serait perturbée », explique M. Hansen.

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!