Flash
Faute grave : ce que les dirigeants doivent prouver avant de licencier L’AMMC enregistre la mise à jour annuelle du dossier d’information de CFG Bank PLF 2027 : le gouvernement fixe le cap autour de quatre axes majeurs Le Maroc à l’heure de la souveraineté économique Les médecins du privé interpelle Akhannouch sur la révision de la tarification nationale de référence Fromageries Bel Maroc : 1,5 million de portions solidaires pour SOS Villages d’Enfants 27 ans de règne : SM le Roi dresse le cap pour consolider les acquis du Maroc 27 ans de règne : le Maroc métamorphosé par la Vision Royale Sous l’impulsion de Mohammed VI, le Maroc réussit le pari de la stabilité et de la modernité Election du Secrétaire Général de l’ONU le 1er Janvier 2027 : pour une profonde réforme de l’ONU  
Economie Nationale

Secteurs productifs : le BEE 2026 anticipe une bonne dynamique

moral des ménages ICM

Alors que les perspectives de croissance mondiale pour 2025 et 2026 restent fragiles et soumises à de nombreux risques, les secteurs productifs au Maroc affichent bonne mine, selon le Budget économique exploratoire 2026.

Après une croissance économique de 3,8 % en 2024, l’économie nationale devrait maintenir son dynamisme en 2025 et 2026. Cette progression est portée par l’amélioration des activités agricoles et la consolidation des performances des activités non agricoles, stimulées par une demande intérieure vigoureuse, selon le Budget économique exploratoire 2026 publié par le HCP.

Publicité

Redressement de l’activité agricole en 2025 et 2026

Après  plusieurs  années  de  sécheresse, la campagne agricole 2024/2025 a été caractérisée par un démarrage prometteur, malgré des perturbations liées à des chocs thermiques  enregistrés  en  novembre. Ce redressement a été renforcé par des précipitations abondantes durant les mois de mars et avril, contribuant à une nette amélioration des conditions de production agricole. Ainsi, la production céréalière, qui s’étend sur une superficie de près de 2,6 millions d’hectares, devrait atteindre 44 millions de quintaux3, en hausse de 41 % par rapport à la campagne précédente. Toutefois, ce niveau demeure inférieur à la moyenne des dix dernières années, estimée à 66,5 millions de quintaux.

Par ailleurs, les cultures printanières, réparties sur une superficie aux alentours de 158.000 hectares, devraient profiter des précipitations abondantes du début du printemps, lesquelles ont amélioré l’humidification des sols et renforcé l’alimentation des nappes phréatiques.

L’activité de l’élevage devrait se conforter, soutenue par l’appel royal à s’abstenir du sacrifice, la disponibilité des pâturages ainsi que par le programme de soutien axé notamment sur la protection du capital animal, l’allègement des dettes des éleveurs et l’amélioration de la santé du cheptel.

Ainsi, la valeur ajoutée agricole devrait se redresser de 4,7 % en 2025 après un recul de 4,8 % enregistré en 2024. En 2026, et sous l’hypothèse d’une production céréalière moyenne de la campagne agricole 2025/2026, le secteur agricole devrait évoluer de 3,3 % profitant de la consolidation des autres cultures et de l’amélioration de l’activité de l’élevage.

Les industries manufacturières devraient enregistrer une croissance de 3,6 % en 2025, portée par le raffermissement de la production de certaines filières exportatrices, telles que les industries chimiques et agroalimentaires, ainsi que par les retombées positives du bon niveau des investissements directs étrangers. En 2026, la valeur ajoutée industrielle devrait s’accélérer à 4,0 %, grâce à la poursuite des projets industriels stratégiques et à l’introduction de nouvelles technologies.

L’industrie agroalimentaire devrait afficher une amélioration de 2,2 % en 2025, avant de croître de 3,5 % en 2026, profitant des retombées

De son côté, le secteur de la pêche et de l’aquaculture devrait bénéficier des efforts de repeuplement aquatique, d’une meilleure valorisation des produits et de la rigueur de la demande étrangère. Dans ces conditions, le secteur primaire devrait croître de près de 4,6 % en 2025 et de 3,2 % en 2026, contribuant ainsi positivement de 0,5 point à la croissance du Produit Intérieur Brut en 2025 et de 0,3 point en 2026.

Maintien de l’accroissement des activités  non  agricoles

Les activités non agricoles devraient afficher une progression de 4,3 % en 2025 et de 4,0 % en 2026, soutenues principalement par la poursuite de la bonne performance du secteur du BTP et des activités industrielles, ainsi que par la bonne tenue des activités tertiaires.

Les industries manufacturières devraient enregistrer une croissance de 3,6 % en 2025, portée par le raffermissement de la production de certaines filières exportatrices, telles que les industries chimiques et agroalimentaires, ainsi que par les retombées  positives de l’amont agricole, permettant une disponibilité des matières premières locales. Cette dynamique devrait se confirmer par la consolidation de certains pôles agro- industriels régionaux et par le développement des produits destinés à l’exportation.

Le secteur du textile devrait connaitre une croissance modérée de 2,8 % en 2025 et 3,1 % 2026, malgré ses nombreux défis structurels. L’activité devrait tirer profit de l’accroissement de la demande, du processus d’innovation progressive, de la stratégie d’intégration de la chaîne de valeur et de l’amélioration de la capacité productive.

La branche de fabrication du matériel de transport et ses activités connexes devraient pâtir en 2025 des retombées des problèmes techniques et commerciaux temporaires et de la tendance baissière des acquisitions de voitures thermiques en Europe. Toutefois, elle devrait tirer profit de la stabilisation progressive des  investissements  et  du  renforcement de la chaîne de valeur locale. De surcroît, le secteur devrait être stimulé par l’introduction des nouvelles technologies, notamment dans la fabrication des batteries électriques, par l’extension continue des unités de production existantes, par l’arrivée de nouveaux équipementiers ainsi que par une progression soutenue dans les systèmes d’interconnexion et le câblage électrique qui alimente l’industrie aéronautique.

De son côté, le secteur chimique devrait marquer une croissance de 6,6 % en 2025, favorisée par la bonne tenue de la demande étrangère des produits dérivés du phosphate. En 2026, l’activité chimique devrait évoluer de 5,1 %, sous l’effet du renforcement des capacités locales de transformation du phosphate brut, du lancement de nouvelles unités chimiques vertes garantissant le respect des normes environnementales et sanitaires, en réponse à une demande internationale en expansion.

Par ailleurs, le secteur extractif devrait confirmer sa bonne tenue, quoiqu’en ralentissement, enregistrant une croissance de 7,1 % et de 5,7 % respectivement en 2025 et 2026. Cette performance devrait être boostée par la consolidation de la capacité de production du phosphate roche, stimulée à la fois par une demande accrue des industries de transformation locales et par une demande extérieure en reprise. En effet, la demande mondiale en phosphate roche devrait rester soutenue, grâce à la persistance des restrictions sur l’offre globale et à une croissance continue des besoins en engrais dans les grandes régions agricoles. En outre, la demande locale devrait être renforcée par la stratégie d’expansion des capacités productives à travers la mise en service du nouveau complexe industriel et minier de « Mzinda » en 2026.

Le secteur du BTP devrait enregistrer une croissance de 4,9 % en 2025 et de 4,1 % en 2026. Cette dynamique devrait être portée par la réalisation des projets structurants dans les secteurs stratégiques et des infrastructures liées aux préparatifs de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 et à la co-organisation de la Coupe du Monde 2030. Par ailleurs, la poursuite des efforts de reconstruction des zones touchées par le séisme, et du programme d’aide directe au logement, devrait contribuer à dynamiser le secteur. Cependant, l’activité de la construction devrait pâtir de la hausse des coûts des matériaux et d’une pénurie de main- d’œuvre qualifiée, due à son absorption par les grands chantiers d’infrastructures.

Dans ces conditions, les activités secondaires devraient afficher une croissance de 4,2 % en 2025, et de 4,1 % prévue en 2026. Leur contribution à la croissance économique nationale devrait ainsi atteindre 1,1 point en 2025 et 2026.

Le secteur tertiaire, représentant près de 60 % de la valeur ajoutée totale sur la période 2015- 2024, devrait poursuivre sa dynamique en 2025 avec une croissance estimée à 4,4 %, et 4,0 % en 2026, contribuant ainsi respectivement de près de 2,3 et 2,1 points à la croissance économique en 2025 et 2026.

L’activité du commerce et de réparation devrait progresser aux alentours de 4,3 % en 2025 et 2026, portée notamment par un redressement de l’activité agricole et par l’accroissement de la demande intérieure, suite à la vigueur de la consommation intérieure, de l’investissement et aux efforts de formalisation de l’activité informelle.

L’activité d’hébergement et de restauration devrait enregistrer une croissance de 8,4 % en 2025, soutenue par l’accroissement prévu du nombre d’arrivées touristiques et des nuitées, en lien avec l’organisation de plusieurs grands événements culturels et sportifs ainsi qu’avec les efforts de promotion touristique. En 2026, cette tendance devrait se confirmer grâce à la poursuite de la diversification de l’offre touristique valorisant le patrimoine local, au développement des infrastructures d’accueil et à l’amélioration de la qualité des services.

L’activité du transport et de l’entreposage devrait croître de 6,6 % en 2025 et de 5,7 % en 2026, en lien avec la dynamique des échanges commerciaux, la bonne tenue du secteur touristique ainsi que l’entrée en service de nouvelles plateformes logistiques.

Dans ces conditions et tenant compte de la hausse prévue des impôts et taxes sur les produits nets de subventions, le Produit Intérieur Brut devrait croître de 4,4 % en 2025 et de 4 % en 2026. En valeur, la croissance du PIB devrait passer de 6,4 % en 2025 à 5,6 % en 2026, donnant lieu à une inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB de 1,5 % en 2026 après 1,9 % attendue en 2025.

Publicité

1 commentaire

  1. Rochdi dit :

    Très interessant

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!