Cote casablancaise : la dette nette des sociétés cotées (hors financières) s’alourdit de 17,4% à 76,3 Mds de DH

Le CA global de la cote casablancaise enregistre une progression de +5,6% à 246,4 Mds de DH comparativement à fin septembre 2024, soutenu par les réalisations bien orientées de l’ensemble des Branches d’activité. Dans le détail :
Les industries affichent une amélioration de +5,4% de leurs revenus à 154,1 Mds de DH, portés principalement par les réalisations commerciales de (i) LABEL VIE profitant de l’accélération du plan stratégique 2028 avec l’ouverture de 80 nouveaux magasins en 2025, (ii) AKDITAL sous l’effet combiné de la contribution notable des cliniques inaugurées en 2024 et 2025 (+946 MDH) et de la bonne tenue des entités historiques ainsi que (ii) MANAGEM tirée par un effet prix favorable sur l’ensemble des métaux conjugué à la consolidation des volumes commercialisés.
Toutefois, cette évolution est atténuée notamment par la contreperformance de TOTALENERGIES MARKETING MAROC dont le CA recule de -10,8% à 11,4 Mds de DH suite vraisemblablement à un effet prix négatif en dépit de la progression des quantités vendues.
De son côté, le PNB des financières s’apprécie de +6,2% à 73,6 Mds de DH en y-o-y, portée par la bonne tenue des réalisations de l’ensemble des Banques, principalement BANK OF AFRICA (+1 227 MDH) et ATTIJARIWAFA BANK (+1 181 MDH) bénéficiant vraisemblablement d’un allègement du coût de refinancement en lien avec la baisse du taux directeur ;
Et, les primes émises brutes des Assurances & Courtage s’apprécient de +5,5% à 18,8 Mds de DH profitant principalement de la bonne tenue des réalisations de WAFA ASSURANCE, portées par la Non-Vie et d’ATLANTASANAD grâce notamment au nouveau partenariat bancassurance avec CDM.
Sur les 66 valeurs ayant publié, 51 sociétés affichent des revenus semestriels en progression en y-o-y contre seulement 13 en baisse.
Consolidation de la dynamique au 3ème trimestre :
- Sur le seul T3, le chiffre d’affaires global s’améliore de +5,4% à 82,1 Mds de DH comparativement au T3 2024, sous l’effet combiné de l’appréciation des revenus des industries de +6,6% à 53,4 Mds de DH et des financières de +3,8% à 23,9 Mds de DH suivies, dans une moindre mesure, par la contribution des Assurances & Courtage ressort en quasi-stagnation (+0,7%) à 4,9 Mds de DH ;
- L’évolution favorable des industries est principalement attribuable à (i) MANAGEM portée par un environnement de prix favorable sur l’ensemble des métaux et par la consolidation des volumes commercialisés par le Groupe et (ii) LABEL VIE soutenue par le plan stratégique 2028 avec l’ouverture de 80 nouveaux magasins en 2025 dont 36 au T3 ;
- Pour sa part, le PNB des financières progresse de +3,8% à 23,9 Mds de DH en y-o-y en lien principalement avec l’amélioration du PNB d’ATTIJARIWAFA BANK (+508 MDH) tirée par la bonne tenue de la marge d’intérêt et du résultat sur opérations de marché ;
- Pour leur part, les réalisations commerciales du secteur des Assurances & Courtage ressortent en légère hausse (+0,7%) à 4,9 Mds de DH en glissement annuel, suite aux performances de SANLAM MAROC (+44 MDH) et d’ATLANTASANAD 21 MDH), ayant permis de compenser le recul de celles de WAFA ASSURANCE (-38 MDH) ;
- En séquentiel, les revenus globaux ressortent en quasi-stagnation d’un trimestre à l’autre, intégrant (i) une hausse du CA des industries de +3,8% profitant notamment d’un effet prix favorable pour MANAGEM et d’un effet périmètre pour LABEL VIE, (ii) un recul de -4,5% du PNB des financières pénalisé notamment par BCP (-472 MDH) en raison de la mauvaise tenue du résultat sur opérations de marché et (iii) un recul de -14,4% des revenus du secteur Assurances & Courtage suite à la non-récurrence du renouvellement des primes ayant eu lieu sur le S1.
En termes de contribution, les Banques ont participé à hauteur de +32% à la croissance des revenus globaux à fin septembre 2025, suivi du secteur du BTP (+17,4%), de la Santé (+11,8%), de la Distribution alimentaire (+11,3%) et des Mines (+8,3%) ;
A contrario, le secteur gazier enregistre la contribution négative la plus importante avec un montant de -963 MDH plombé principalement par la mauvaise orientation des réalisations de TOTALENERGIES MARKETING MAROC en raison d’un effet prix négatif. Pour sa part, le chiffre d’affaires de MAROC TELECOM affiche une contraction de -184 MDH pâtissant du ralentissement de l’activité au Maroc, au moment où TAQA MOROCCO affiche une contribution de -177 MDH suite à la baisse du cours du charbon à l’international couplée à un effet de change défavorable.
Au volet bilanciel, la dette nette des sociétés cotées (hors financières) s’alourdit de +17,4% à 76,3 Mds de DH par rapport à son encours à fin 2024. Cette situation s’explique notamment par l’augmentation de (i) la dette de MANAGEM de +5,6 Mds de DH suite à l’avancée des travaux des projets stratégiques du Groupe et de (ii) celle de CIMENTS DU MAROC qui augmente de +2,2 Mds de DH consécutivement à l’emprunt contracté pour l’acquisition d’ASMENT DE TEMARA.
Par plus gros contributeurs et compte tenu de sa nature fortement capitalistique, le secteur des Télécoms draine une part importante de l’encours global (24%), suivi du secteur des mines (21%) et de celui du BTP (12%).
S’agissant des CAPEX, les sociétés industrielles cotées ont investi sur les neufs premiers mois de l’année une enveloppe globale de 19,3 Mds de DH en augmentation de +34% comparativement à la même période en 2024. Cette évolution tient compte du renforcement des investissements (i) de IAM (+33% à 7 Mds de DH ) en relation avec le lancement du déploiement du réseau FTTH et des infrastructures 5G, (ii) de MARSA MAROC (+4,6x à 1 783 MDH) alloués principalement au programme de renouvellement de son parc d’équipements et de la modernisation de ses infrastructures et (iii) de LABEL VIE (+3x à 1 204) dédiés au Financement des nouvelles ouvertures, des magasins inaugurés en 2025 et des travaux de rénovation du parc existant, conformément à son plan stratégique 2028.
Enfin, 37% des investissements de la cote casablancaise ont été réalisés par MAROC TELECOM, suivie du secteur des mines (31%) et de celui de la santé (6%).

