Les prix du pétrole chutent de plus de 1%

Les prix du pétrole ont chuté lors des échanges asiatiques jeudi, les traders réduisant la prime de risque après que les États-Unis et l’Iran ont confirmé que des pourparlers entre les deux pays auront lieu vendredi.
Le pétrole a également été sous pression en raison de la force du dollar, qui s’est raffermi avant la publication vendredi des données clés sur les emplois non agricoles de janvier. L’attention était également portée sur les réunions importantes des banques centrales en Europe et au Royaume-Uni jeudi.
Les prix du brut ont inversé leur tendance après une séance solide mercredi, les traders prenant quelques bénéfices. Mais le pétrole était également toujours en baisse pour la semaine, après avoir chuté plus tôt dans le cadre d’une déroute plus large des marchés de matières premières.
Les contrats à terme sur le pétrole Brent pour avril ont baissé de 1,4% à 68,50 $ le baril, tandis que les contrats à terme sur le pétrole West Texas Intermediate ont chuté de 1,3% à 63,80 $ le baril à 01h42 heure de Paris.
Le pétrole avait trouvé du soutien dans les données montrant que les stocks américains ont diminué plus que prévu au cours de la semaine dernière, alors que des températures extrêmement froides ont perturbé la production dans tout le pays.
Les pourparlers USA-Iran auront lieu à Oman vendredi
Des responsables américains et iraniens doivent se rencontrer à Oman vendredi, ont confirmé cette semaine des responsables des deux parties, bien qu’il subsiste encore des désaccords sur l’ordre du jour des négociations.
Washington a insisté à plusieurs reprises pour que les négociations incluent l’arsenal de missiles de Téhéran, tandis que l’Iran a déclaré qu’il ne discuterait que de son programme nucléaire.
Les désaccords sur l’ordre du jour avaient auparavant suscité des doutes quant à la tenue même des pourparlers – une notion qui avait fait grimper les prix du pétrole plus tôt dans la semaine.
Les marchés semblaient également intégrer une prime de risque plus importante dans le brut, craignant que le président américain Donald Trump ne mette à exécution ses menaces de lancer de nouvelles frappes contre l’Iran.

