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Economie

Loukkos : les serres de fruits rouges durement affectées par les inondations

loukkos fraises fruits rouges

Les fortes précipitations enregistrées ces derniers jours dans le nord du Maroc ont provoqué d’importantes inondations dans la région du Loukkos, affectant directement plusieurs filières agricoles stratégiques, dont celle des fruits rouges. Les pluies ont dépassé la capacité de rétention des principaux barrages de la région, désormais saturés ou proches de la saturation, alors que de nouveaux épisodes pluvieux sont encore attendus cette semaine, accentuant les inquiétudes des agriculteurs.

La situation est particulièrement préoccupante dans la ville de Ksar El Kébir, traversée par l’oued Loukkos, où les inondations ont contraint les autorités à évacuer une partie de la population. Si la ville n’abrite pas directement de cultures de fruits rouges, elle joue un rôle clé dans la fourniture de main-d’œuvre agricole pour les exploitations environnantes. Cette évacuation a ainsi entraîné une indisponibilité soudaine de travailleurs, perturbant l’activité agricole dans l’ensemble du bassin de production.

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Selon Amine Bennani, président de l’Association marocaine des producteurs de fruits rouges, la situation reste alarmante dans plusieurs zones de production, notamment autour de Larache. « Les producteurs souffrent des mauvaises conditions climatiques, des pluies incessantes et des vents violents », explique-t-il au site spécialisé Freshplaza, précisant que les dégâts causés aux serres sont déjà significatifs. Il estime qu’au moins 10 % de la superficie sous serres dédiée aux fruits rouges dans le Loukkos a été endommagée à ce stade. « Notre plus grande inquiétude est que de fortes pluies sont attendues cette semaine aussi. Nous ne savons pas comment la situation va évoluer et les producteurs craignent le pire », ajoute-t-il.

Sur le terrain, les témoignages confirment l’ampleur des difficultés. En effet selon Freshplaza un producteur basé à Larache souligne que les exploitations situées en zones de basse altitude ou à proximité des cours d’eau sont les plus touchées. « Des années de sécheresse ont poussé de nombreux agriculteurs à s’installer dans des zones inondables. Cette semaine, ils ont été pris au dépourvu », confie-t-il, redoutant des dégâts encore plus importants dans les jours à venir.

À Laaouamra, un autre producteur indique que « tous les producteurs ont été touchés à des degrés divers », avec des plantations submergées et des serres arrachées par les vents, rendant toute évaluation définitive des pertes prématurée tant que la situation météorologique reste instable.

Rappelons que sur le plan agronomique, les dégâts interviennent à un moment sensible du cycle des cultures de fruits rouges dans le Loukkos. Les exploitations touchées concernent à la fois des plantations en phase de production et d’autres en stade intermédiaire de développement, notamment en floraison ou en début de nouaison selon les espèces et les calendriers de plantation. Les serres endommagées ou partiellement submergées risquent ainsi d’enregistrer des pertes de rendement à court terme, liées à l’asphyxie racinaire, aux dégâts mécaniques sur les structures et à la perturbation des opérations culturales. Les opérateurs restent prudents quant à l’évaluation de l’impact final sur les volumes commercialisables, celle-ci demeurant étroitement dépendante de l’évolution des conditions météorologiques dans les prochains jours. (Avec AgriMaroc)

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