Tensions au Moyen-Orient : appel à relancer le raffinage au Maroc et à revoir la politique énergétique

Dans un contexte international marqué par les fortes tensions entre les États-Unis, Israël et l’Iran, la Front national pour la sauvegarde de la raffinerie marocaine de pétrole tire la sonnette d’alarme sur les répercussions possibles de cette situation sur l’économie mondiale et sur l’approvisionnement en énergie.
Dans une prise de position, le front estime que l’escalade militaire au Moyen-Orient pourrait provoquer de nouvelles turbulences sur les marchés pétroliers et gaziers, avec un impact direct sur les économies nationales et sur les prix des carburants. Selon lui, ces évolutions risquent d’affecter la capacité du Maroc à sécuriser ses besoins énergétiques et pourraient accentuer la pression sur le pouvoir d’achat des citoyens.
L’organisation exprime sa vive inquiétude face à la dégradation de la situation régionale et dénonce les attaques visant la souveraineté de plusieurs États. Elle estime que cette escalade pourrait entraîner une nouvelle vague inflationniste mondiale comparable, voire supérieure, à celle provoquée par la guerre en Ukraine en 2022 et par la pandémie de Covid-19.
Le front regrette par ailleurs que les gouvernements successifs n’aient pas donné suite aux appels lancés depuis 2018 en faveur du renforcement de la souveraineté énergétique du Maroc. Il plaide pour l’organisation d’un débat national sur la politique énergétique afin d’examiner les moyens de sécuriser durablement l’approvisionnement du pays dans un contexte international de plus en plus incertain.
Parmi ses principales revendications figure la relance des activités de raffinage et de stockage à la raffinerie de SAMIR située à Mohammedia. Le front propose notamment d’explorer différentes solutions, dont un transfert de l’actif en compensation des dettes au profit de l’État ou dans le cadre d’un partenariat entre les secteurs public et privé.
L’organisation appelle également à accélérer les projets liés à la recherche, à la production et à l’importation de gaz naturel, ainsi qu’à élargir son utilisation dans la production d’électricité et dans l’industrie.
Enfin, le front réitère sa demande de revenir sur la libéralisation des prix des carburants et de réinstaurer un mécanisme de régulation permettant de concilier les intérêts des opérateurs économiques et la protection des consommateurs. Il met en garde contre toute spéculation liée à la situation internationale et appelle les autorités à prendre les mesures nécessaires pour garantir l’approvisionnement du pays en produits énergétiques.


