Ménages : la consommation dopée par le crédit et le soutien au pouvoir d’achat

La Consommation des ménages devrait continuer de bénéficier des mesures de soutien au pouvoir d’achat mises en œuvre par les pouvoirs publics, dans un contexte de baisse de l’IPC (-0,6% en février 2026, contre +2,6% en février 2025). Elle serait également favorisée par l’évolution positive des crédits à la consommation (+3,8% à fin janvier) et le maintien d’un niveau encourageant des transferts des MRE (9,4 Mds de DH à fin janvier 2026), malgré le léger recul par rapport à fin janvier 2025 (-0,8%).
Si au quatrième trimestre de 2025, l’Indice de Confiance des Ménages (ICM) s’établit à 57,6 points, au lieu de 53,6 points enregistrés le trimestre précédent et 46,5 points le même trimestre de l’année précédente, selon le HCP, la tendance semble se poursuivre en 2026.
En effet pour l’année en cours, la consommation des ménages devrait continuer à être stimulée par les mesures de soutien au pouvoir d’achat, dans un contexte de baisse de l’inflation (-0,6% en février 2026 contre +2,6% en février 2025) selon la DEPF.
Elle est également favorisée par la progression, à fin janvier 2026, des crédits à la consommation (+3,8%), ainsi que par le maintien à un niveau encourageant des transferts des MRE, qui ont atteint 9,4 Mds de DH, bien qu’en léger recul par rapport à janvier 2025 (-0,8%) et les créations d’emplois rémunérés en 2025 (249.000 emplois).
Par ailleurs, dans un contexte de renchérissement des cours pétroliers sur les marchés internationaux et de leur transmission aux prix domestiques, les pouvoirs publics ont annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif de soutien exceptionnel au profit des professionnels du transport routier, tant de marchandises que de personnes.
Cette intervention s’inscrit dans la continuité du mécanisme instauré en mars 2022, au pic des tensions énergétiques mondiales. Le dispositif repose sur un principe inchangé, consistant à octroyer un appui direct aux opérateurs du secteur afin d’atténuer l’impact de la hausse des coûts des carburants sur leurs charges d’exploitation.
Il vise ainsi à préserver la viabilité économique des activités de transport et de logistique, fortement exposées à la volatilité des prix à la pompe, et à contenir les effets de diffusion de ces hausses sur l’ensemble des chaînes de valeur.
En parallèle, l’effort d’investissement se poursuit, porté notamment par la poursuite des grands chantiers structurants et par le renforcement des dépenses d’investissement du Budget Général de l’État (+37,1% à fin février 2026).
Cet effort est également soutenu, à fin janvier 2026, par la hausse des importations de biens d’équipement (+12,9%) et des crédits à l’équipement (+25,9%).
La Consommation des ménages devrait évoluer au gré du contexte actuel largement conditionné par l’évolution du conflit au Moyen-Orient qui a une grande incidence sur les prix des matières premières et donc sur le pouvoir d’achat des ménages.
A noter qu’au cours du mois de février 2026, l’indice des prix à la consommation (IPC) a augmenté de 0,5% par rapport au mois précédent, sous l’effet de la hausse de l’IPC alimentaire de 0,8% et de celui non alimentaire de 0,3%.


