Teleperformance : un nouvel élan stratégique mené par Moulay Hafid Elalamy

Déjà président du conseil d’administration du géant mondial des centres d’appels TP (ex-Teleperformance) depuis 2024, Moulay Hafid Elalamy (MHE) franchit une nouvelle étape décisive.
L’homme d’affaires marocain vient de déclarer à l’Autorité des marchés financiers (AMF) le franchissement successif des seuils de 5 % et 10 % du capital. Au 12 mai, son groupe – incluant son fils Moulay Mhamed et la société Saham Investments IV Limited – a ainsi hissé sa participation à 14,87 % du capital et 14,52 % des droits de vote, s’affirmant comme un pilier actionnarial incontournable du groupe.
De Majorel à l’assaut du capital de TP
Cette montée en puissance n’est pas le fruit du hasard. Moulay Hafid Elalamy avait fait son entrée au capital de l’ex-Teleperformance en 2023, détenant près de 4 % des parts suite au rachat de sa société Majorel par le groupe français. Pour orchestrer ce renforcement massif, MHE a habilement combiné des acquisitions en direct et des instruments financiers sophistiqués.
Aujourd’hui, l’architecture de sa participation témoigne d’une transition vers des titres fermes : le groupe détient 12,1 % du capital en direct à la suite de la livraison effective d’actions, et conserve 2,77 % (soit 1,66 million de titres) via un contrat de rendement total (equity swap).
Preuve de son agilité financière, il a d’ailleurs profité de l’évolution favorable de l’action pour réduire la taille de ce contrat à 6,7 millions de titres le 14 mai, stabilisant son poids global à un peu moins de 15 %.
Le groupe a formellement précisé qu’il n’envisageait pas de prendre le contrôle de TP et qu’aucune acquisition supplémentaire ne serait menée au-delà du dénouement à court terme de son contrat dérivé.
Moulay Hafid Elalamy se positionne ainsi en garant d’une transformation profonde, articulée autour du déploiement massif de l’intelligence artificielle (IA) et de l’optimisation de l’efficacité opérationnelle. Sous son impulsion, le groupe entend également soigner ses investisseurs à travers une nouvelle politique de retour aux actionnaires, tout en restant à l’affût d’opportunités stratégiques de fusions-acquisitions. (Avec LesEchos)

