Climat : l’UpM alerte sur l’urgence d’agir en Méditerranée

Alors que la communauté internationale s’apprête à célébrer la Journée mondiale de l’environnement ce vendredi, l’Union pour la Méditerranée (UpM) réaffirme la nécessité d’une action urgente pour contrer les effets humains, économiques et environnementaux du changement climatique.
L’UpM continue de coordonner le dialogue et la coopération régionaux sur cette question, dans un contexte où la Méditerranée abrite plus de 500 millions de personnes, de plus en plus exposées à des vagues de chaleur dévastatrices, à des sécheresses, à des feux de forêt et à des inondations éclair.
Les zones côtières densément peuplées, en particulier, font face à des risques accrus liés à l’élévation du niveau de la mer, à l’érosion et à la salinisation, qui menacent la sécurité alimentaire de millions de personnes. Plus largement, le stress hydrique est déjà une réalité dans l’ensemble des pays du sud et de l’est de la Méditerranée, et la demande en eau dans la région devrait au minimum doubler, voire tripler, d’ici 2050. Si les tendances climatiques actuelles se poursuivent, jusqu’à 20 millions de personnes pourraient être déplacées de manière permanente d’ici la fin du siècle.
Pour atteindre les Objectifs de développement durable, la Méditerranée doit mettre en œuvre des changements de comportements à grande échelle, moins énergivores, comme le retour au régime alimentaire méditerranéen, ainsi que des solutions innovantes, notamment dans le domaine des énergies renouvelables. Comme le souligne le rapport UpM-OCDE 2025 sur l’intégration régionale, les échanges transméditerranéens d’énergies renouvelables profiteraient, sur les plans financier et environnemental, tant aux partenaires exportateurs qu’aux partenaires importateurs. Ces échanges dépendront toutefois d’un développement accru des infrastructures nécessaires pour répondre à une demande énergétique en hausse, ainsi que de leur intégration aux réseaux énergétiques locaux et régionaux.
« Nous n’avons pas le temps pour un cynisme passif », a déclaré Joan Borrell Mayeur, secrétaire général adjoint de l’Union pour la Méditerranée chargé de la stabilité et de la résilience. « La sensibilisation au climat n’est pas non plus une activité intellectuelle abstraite. Il existe des mesures très concrètes, comme l’extension des réseaux énergétiques régionaux, auxquelles nous devons travailler dès maintenant. Une intégration régionale accrue réduit notre dépendance vis-à-vis des puissances extérieures tout en renforçant notre capacité à faire face à la crise climatique. »
Compte tenu du caractère central de cet enjeu pour notre région, l’UpM s’emploie à nouveau à organiser un Pavillon méditerranéen à la Conférence des Parties des Nations Unies, qui se tiendra en novembre prochain à Antalya. Le Pavillon méditerranéen sera un espace partagé pour les principaux acteurs climatiques de la région, notamment les pays, la communauté scientifique, le secteur privé et la société civile, afin de mettre en avant l’engagement de la Méditerranée en faveur de l’action climatique et du développement durable. En unissant ses efforts à ceux des acteurs méditerranéens clés, l’UpM entend faire en sorte que les défis climatiques spécifiques à la région, ainsi que les solutions qu’elle porte, soient pleinement présents sur la scène internationale.


