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Economie

Migration : l’alliance solidaire qui change la donne entre le Maroc et la Côte d’Ivoire

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Des associations marocaines et ivoiriennes s’intéressant aux questions migratoires ont décidé d’unir leurs efforts, à travers la signature à Abidjan, de la Charte de l’Alliance des associations pour la lutte contre la traite des personnes et la promotion d’une migration sûre, régulière et respectueuse de la dignité humaine.

La signature de cette charte a eu lieu en marge d’un atelier de formation et de partage d’expériences entre des organisations de la société civile sur la migration et la traite humaine, tenu dans la capitale économique ivoirienne (22 au 28 juin), autour des enjeux de mobilité et de protection des migrants.

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Elle illustre le lancement d’une plateforme de coopération transnationale visant le renforcement des actions de prévention, la protection des victimes et d’assurer le plaidoyer auprès des autorités publiques.

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Cette alliance se fixe pour objectifs de lutter contre la traite des personnes, d’informer sur les risques de l’immigration irrégulière, de sensibiliser les communautés concernées, et d’accompagner les jeunes, les femmes ainsi que les mineurs vulnérables.

La partie marocaine a été représentée par l’Association Sud contre le Sida (ASCS), l’Association ANIR Inzégane-Agadir, l’Association des Migrants Solidaires d’Afrique (AMSA), l’Association des Voix des Femmes Marocaines (AVFM) et la Coopération Panafricaine pour le Développement (CPD).

L’Alliance compte, du côté ivoirien, le Réseau d’Action sur la Sécurité et les Armes Légères en Afrique de l’Ouest, section Côte d’Ivoire (RASALAO-CI), le Réseau des Journalistes et Professionnels de la Communication pour la Paix et la Sécurité (RJPS), la Coordination des Associations de Personnes Handicapées de Côte d’Ivoire (CAPH-CI), l’ONG Côte d’Ivoire Cœur d’Amour, le Forum National sur la Dette et la Pauvreté (FNDP) ainsi que l’Association Culturelle AANINKA.

À travers la mise en place de cette Alliance, les associations marocaines et ivoiriennes signataires réaffirment leur engagement à unir leurs efforts pour prévenir la traite des personnes, protéger les victimes et promouvoir une migration régulière et sécurisée.

De même, elles entendent faire de la solidarité, de la coopération régionale et du plaidoyer les piliers d’une réponse durable aux défis migratoires auxquels le continent africain est confronté.

S’exprimant au nom des associations marocaines signataires, Mme Aicha Sakmassi, a souligné que cette alliance dépasse le cadre d’un simple projet ponctuel en ce sens qu’elle se veut le démarrage d’une action effective avec une vision claire sur les thématiques de la traite humaine et de la migration, rappelant que la traite humaine constitue un phénomène criminel transfrontalier qui impose une coopération permanente entre les États, les institutions publiques et les organisations de la société civile.

« Il ne s’agit pas d’un projet limité dans le temps mais d’une alliance basée sur une stratégie de collaboration entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, deux pays qui collaborent à plusieurs niveaux », a-t-elle dit.

Dans ce sillage, elle a indiqué que ce partenariat va s’étendre progressivement à d’autres pays du Continent en l’occurrence, le Sénégal et la Tunisie, faisant part de l’ambition de parvenir collectivement à édifier un espace africain où, la mobilité des personnes s’effectuera dans le respect des droits de l’Homme, de la sécurité et de la dignité.

De son côté, Soro Mamadou, secrétaire général de la Centrale syndicale Humanisme, et président de l’association ivoirienne « Forum National sur la Dette et la Pauvreté », a relevé que cette Charte traduit la volonté commune des organisations signataires de renforcer le plaidoyer auprès des décideurs politiques, des institutions judiciaires et des forces de sécurité afin de mieux combattre la traite des êtres humains.

Et de poursuivre que cette coopération devra également permettre à la Côte d’Ivoire de tirer profit de l’expérience marocaine en matière de protection des migrants et de consolidation du cadre juridique relatif à la lutte contre la traite humaine.

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