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Développement Durable

PFAS : moins de 2 % des émissions peuvent être éliminées avec les technologies actuelles

pollution pfas

Moins de 2% des émissions actuelles de « polluants éternels » ou PFAS peuvent être traités par les procédés de décontamination utilisés actuellement en Europe, malgré l’importance des financements mobilisés, ont affirmé les auteurs d’une étude publiée lundi.

Les scientifiques et les journalistes du Forever Pollution Project, qui ont élaboré cette étude parue dans la revue américaine « Environmental Science : Processes & Impacts », se sont basés sur une liste de plus de 12.000 sites aux sols présumés contaminés, compilée en 2023 et actualisée, ainsi que sur des bases de données européennes pour l’eau potable, les eaux usées, les boues d’épuration épandues sur les terres agricoles et les décharges.

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Selon l’étude, un budget de près de 100 milliards d’euros est consacré chaque année au traitement des PFAS « émergents », comme l’acide trifluoroacétique (TFA), omniprésent dans l’environnement et très difficile à traiter, soit un coût 50 fois supérieur à l’estimation du traitement des PFAS « historiques », désormais strictement réglementés en Europe.

« Malgré ces dépenses prévisionnelles considérables, même les efforts de dépollution les plus ambitieux ne permettraient de traiter que moins de 2% des émissions actuelles de PFAS » qui sont des molécules chimiques largement utilisés dans l’industrie et la fabrication d’objets de grande consommation.

« Nous produisons tellement de PFAS, et ces substances sont si persistantes et mobiles, que les opérations de dépollution ne peuvent à elles seules suivre le rythme des émissions en cours », a prévenu Alison L. Ling, chercheuse à l’université Saint-Thomas (Minnesota), citée dans cette étude, prônant « une stratégie rigoureuse de réduction et de prévention des PFAS ».

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