Flash
OAPAM : ouverture des inscriptions aux instituts d’enseignement et centres sociaux et éducatifs Fonds Innov Invest (Tamwilcom) : plus de 590 MDH mobilisés pour l’innovation Écosystème du Marché à Terme : bilan d’une Transition Révolution bancaire au Maroc : la Banque Populaire lance la première carte sans numéro Élections 2026 : quand l’argent entre dans l’urne Averses orageuses, rafales de vent et temps chaud, de jeudi à dimanche, dans plusieurs provinces Le Nobel d’économie Michael Kremer nommé économiste en chef de la Banque Mondiale Aide directe au logement : le nouvel ajustement suffira-t-il à rattraper le rythme initialement prévu ? 17ᵉ Festival Issni N’Ourgh International du Film Amazigh : les jurys dévoilés 23 Septembre : opération séduction ou véritable reconquête des jeunes ?
Édito

23 Septembre : opération séduction ou véritable reconquête des jeunes ?

23 septembre

C’est la course contre la montre. La date du scrutin avance à grands pas. A quelques jours du 23 septembre, les partis politiques – en particulier les formations de la majorité comme le Rassemblement National des Indépendants (RNI) et le Parti de l’Authenticité et de la Modernité (PAM) – tentent une opération de séduction des jeunes sans précédent. Les promesses fusent, massives : un million d’emplois durables, des logements abordables bref tous les engagements d’une « vie digne ».

Pour capter l’attention de la Génération Z qui a déserté les canaux traditionnels, la campagne s’est déplacée sur les réseaux sociaux. TikTok, Facebook, Instagram… s’activent. Les clips de campagne adoptent les codes des jeunes clamant haut et fort que ces derniers ne veulent pas simplement une vie facile, mais des opportunités réelles.

Publicité

Autant dire que le scrutin ne se jouera pas sur le terrain des promesses mais sur la manière de capter et de captiver l’attention des jeunes. Aujourd’hui, les 18-24 ans ne représentent qu’à peine 3 % à 4 % des électeurs inscrits sur les listes électorales. Ce chiffre est trop parlant. Il ne traduit pas une apathie ou un désintérêt pour la chose publique, mais un scepticisme profond envers un système politique perçu comme déconnecté des réalités de tous les jours. Les jeunes marocains d’aujourd’hui ne demandent pas l’aumône d’un slogan de campagne ; ils exigent d’être reconnus comme les acteurs légitimes de la dynamique en marche.

Le scrutin du 23 septembre est donc un rendez-vous historique avec cette jeunesse en quête d’un avenir meilleur. Pour les 27 partis en lice, l’enjeu dépasse de loin le simple gain de sièges, il s’agit de prouver que les grands chantiers et les milliards du Mondial 2030 ne sont pas de simples vitrines pour le monde, mais des moteurs d’inclusion réelle capables d’offrir un horizon ici, sur leur terre, à ces millions de bras et d’esprits qui ne demandent qu’à bâtir leur destin dans un monde. Nul n’est censé ignorer qu’une démocratie qui avance sans sa jeunesse est une démocratie qui marche à l’aveugle.

Les silhouettes adolescentes bravant les courants glacés de la Méditerranée pour atteindre les rivages de Sebta, ville marocaine sous occupation espagnole, sont une image indélébile, gravée dans les mémoires. Il s’agit, pour faire court, d’une jeunesse nourrie au flux incessant des réseaux sociaux et admettons le piégée dans les angles morts d’un développement économique à deux vitesses.

On ne peut pas cacher le soleil avec le tamis : la réalité quotidienne a le goût amer : près de 37 % des 15-24 ans en milieu urbain sont privés d’emploi. Plus alarmant encore, un tiers de cette génération se retrouve dans la catégorie des NEET : ni en emploi, ni en études, ni en formation. Derrière ces acronymes abstraits se cachent des drames, des vies en suspens, des talents gâchés et un sentiment d’invisibilité grandissant.

Plus que par le passé,  cette fracture sociale s’invite avec fracas au cœur du débat démocratique. Espérons que cette fois-ci ce soit la bonne.


Lire également : Elections 2026 : le capital confiance est totalement amorti

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!