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Economie Nationale

Inflation : les prix repartent à la hausse en août malgré un recul annuel de l’IPC

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Après plusieurs mois marqués par un ralentissement progressif des tensions inflationnistes, les prix à la consommation ont de nouveau accéléré au Maroc en août. Selon les données publiées par le HCP, l’Indice des prix à la consommation (IPC) a progressé de 0,8 % par rapport au mois de juillet, sous l’effet de la hausse simultanée des produits alimentaires et des carburants.
Cette remontée mensuelle ne remet toutefois pas en cause la tendance de fond. Comparé à août 2025, le niveau général des prix affiche encore un recul de 0,3 %, signe que l’inflation demeure globalement maîtrisée malgré quelques tensions ponctuelles sur certains marchés.

Le panier alimentaire retrouve le chemin de la hausse

En août, les produits alimentaires ont constitué le principal moteur de l’augmentation des prix. Plusieurs catégories ont enregistré des progressions notables, notamment les poissons et fruits de mer ainsi que les produits laitiers, dont les prix ont augmenté de 2,8 %. Les viandes ont également connu une hausse de 2,2 %, tandis que les légumes ont progressé de 1 %.

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Cette évolution reflète des tensions persistantes sur certains circuits d’approvisionnement et sur l’offre de produits frais. Une exception mérite toutefois d’être soulignée : les fruits ont vu leurs prix diminuer de 1,9 %, limitant ainsi l’impact de la hausse observée sur d’autres produits alimentaires.

Les carburants ravivent les pressions sur le coût de la vie

Du côté des produits non alimentaires, la principale source d’augmentation provient de l’énergie. Les prix des carburants ont bondi de 9,8 % en un seul mois, entraînant avec eux l’ensemble de la rubrique transport.

Cette progression rappelle combien les fluctuations énergétiques continuent d’influencer l’évolution des prix dans l’économie marocaine. Même lorsque l’inflation globale ralentit, une hausse rapide de l’énergie se répercute sur les dépenses des ménages et des entreprises à travers les coûts de déplacement et de logistique.

Des écarts significatifs entre les villes

Toutes les régions du Royaume n’ont pas été touchées avec la même intensité. Al Hoceïma a enregistré la plus forte hausse mensuelle de l’IPC avec 1,6 %, suivie d’Agadir avec 1,4 %. Tétouan, Safi et Béni Mellal affichent chacune une hausse de 1,2 %, tandis qu’Oujda atteint 1,1 %.

À Casablanca et Kénitra, en revanche, la progression est restée relativement limitée, à 0,5 %. Ces différences traduisent les spécificités de la consommation locale et le poids variable de certaines catégories de produits dans le budget des ménages selon les territoires.

Une désinflation toujours visible sur un an

L’augmentation constatée en août ne doit pas faire oublier l’évolution observée sur une période plus longue. En comparaison annuelle, les prix alimentaires demeurent nettement inférieurs à ceux enregistrés un an auparavant, avec une baisse de 3,9 %.

Les produits non alimentaires suivent une trajectoire différente puisqu’ils affichent une hausse annuelle de 2,5 %. Le transport reste le poste qui connaît la progression la plus marquée, avec une augmentation de 7,3 % sur un an. Les restaurants et hôtels, l’enseignement ainsi que les biens et services divers continuent également d’exercer une pression à la hausse sur les dépenses des ménages.

Des tensions inflationnistes qui demeurent contenues

L’un des enseignements les plus importants du rapport réside dans l’évolution de l’inflation sous-jacente, souvent considérée comme le meilleur indicateur de la tendance réelle des prix. Excluant les produits les plus volatils ainsi que ceux soumis à une réglementation tarifaire, cet indicateur n’a progressé que de 0,2 % sur un mois et de 0,1 % sur un an.

Autrement dit, la hausse enregistrée en août apparaît davantage liée à des facteurs ponctuels, notamment les produits frais et l’énergie, qu’à une augmentation généralisée des prix dans l’ensemble de l’économie.

Un équilibre encore fragile

Les chiffres d’août illustrent une réalité contrastée. D’un côté, les ménages continuent de ressentir l’effet des hausses de certains produits essentiels, particulièrement dans l’alimentation et le transport. De l’autre, les indicateurs globaux montrent que le cycle inflationniste qui avait fortement marqué les années précédentes s’essouffle progressivement.

a trajectoire des prochains mois dépendra largement de l’évolution des marchés énergétiques et des conditions de production agricole. Pour l’heure, le retour ponctuel de l’inflation mensuelle ne semble pas suffisant pour remettre en cause la tendance générale à la modération des prix observée depuis le début de l’année.
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