Inflation : les prix repartent à la hausse en août malgré un recul annuel de l’IPC

Le panier alimentaire retrouve le chemin de la hausse
En août, les produits alimentaires ont constitué le principal moteur de l’augmentation des prix. Plusieurs catégories ont enregistré des progressions notables, notamment les poissons et fruits de mer ainsi que les produits laitiers, dont les prix ont augmenté de 2,8 %. Les viandes ont également connu une hausse de 2,2 %, tandis que les légumes ont progressé de 1 %.
Les carburants ravivent les pressions sur le coût de la vie
Du côté des produits non alimentaires, la principale source d’augmentation provient de l’énergie. Les prix des carburants ont bondi de 9,8 % en un seul mois, entraînant avec eux l’ensemble de la rubrique transport.
Des écarts significatifs entre les villes
Toutes les régions du Royaume n’ont pas été touchées avec la même intensité. Al Hoceïma a enregistré la plus forte hausse mensuelle de l’IPC avec 1,6 %, suivie d’Agadir avec 1,4 %. Tétouan, Safi et Béni Mellal affichent chacune une hausse de 1,2 %, tandis qu’Oujda atteint 1,1 %.
Une désinflation toujours visible sur un an
L’augmentation constatée en août ne doit pas faire oublier l’évolution observée sur une période plus longue. En comparaison annuelle, les prix alimentaires demeurent nettement inférieurs à ceux enregistrés un an auparavant, avec une baisse de 3,9 %.
Des tensions inflationnistes qui demeurent contenues
L’un des enseignements les plus importants du rapport réside dans l’évolution de l’inflation sous-jacente, souvent considérée comme le meilleur indicateur de la tendance réelle des prix. Excluant les produits les plus volatils ainsi que ceux soumis à une réglementation tarifaire, cet indicateur n’a progressé que de 0,2 % sur un mois et de 0,1 % sur un an.
Autrement dit, la hausse enregistrée en août apparaît davantage liée à des facteurs ponctuels, notamment les produits frais et l’énergie, qu’à une augmentation généralisée des prix dans l’ensemble de l’économie.
Un équilibre encore fragile
Les chiffres d’août illustrent une réalité contrastée. D’un côté, les ménages continuent de ressentir l’effet des hausses de certains produits essentiels, particulièrement dans l’alimentation et le transport. De l’autre, les indicateurs globaux montrent que le cycle inflationniste qui avait fortement marqué les années précédentes s’essouffle progressivement.
