Flash
« Parlons Développement » : susciter et nourrir une culture du débat et du dialogue sur des sujets de développement auprès de la jeunesse marocaine Élections 2026 : le Gouvernement appelle à faciliter l’exercice du droit de vote Transport routier : nouvelle tranche de soutien exceptionnel aux professionnels couvrant une période de 30 jours Le Maroc reviendra à l’heure GMT à partir du 20 septembre Le Brésil mise sur OCP Nutricrops pour sécuriser son approvisionnement en engrais jusqu’en 2027 Éducation financière : l’ACAPS lance “Mon cahier de l’assurance” France : le prix du litre de gasoil dépasse 2,39 euros, un nouveau record Redouane Mabchour élu Président de la FMES SRM-RSK : 355 nouvelles recrues intègrent les équipes Maroc-Russie : l’Intelligence Artificielle et la douane numérique au cœur d’un nouveau partenariat
Chronique

Quand l’Algérie respectera-t-elle la légitimité internationale ?

afrique maroc Algérie politique africaine règne du Roi cyber-terrorisme violence à l'égard des femmes

Le régime algérien viole les règles les plus élémentaires du droit international en déléguant la gestion des camps de Tindouf à un groupe armé séparatiste, le « polisario »,  d’une façon illégale , car il ne peut y avoir de délégation de souveraineté de la part d’un État à un acteur non étatique, comme le front de Polisario.

D’autant plus, l’Algérie vend des illusions aux sahraouis séquestrés qu’il détient comme otages au service d’un choix politique fallacieux en leur violant leurs droits et libertés fondamentales.

Publicité

Quand va-t-il cesser de « prendre en otage » ces séquestrés et respecter les règles du droit international et les résolutions du Conseil de sécurité ?

A vrai dire, les Sahraouis séquestrés à Tindouf depuis quatre décennies vivent dans des conditions très difficiles, privés de leurs droits sociaux fondamentaux.

Cette situation contraire aux principes et règles du droit international, a été confirmée par le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU dans ses Observations finales concernant le quatrième rapport périodique de l’Algérie, adoptées par le Comité à sa 123e session en juillet 2018.

Malgré cela, l’Algérie continue à violer le droit international et couvrir les flagrantes violations des droits de l’homme dans les camps de Tindouf par le polisario.

En effet , la gravité des violations des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf a été clairement reflétée dans le rapport du Secrétaire général de l’ONU en date du 2 octobre 2019, comme les détentions arbitraires, la torture, les disparitions forcées et les violations des droits à la vie, à l’éducation et à la liberté d’opinion, d’expression, de manifestations et de mouvement, ainsi que la pratique de l’esclavagisme.

D’autre part, l’Algérie s’oppose, jusqu’à ce jour, à l’enregistrement et au recensement des populations séquestrées dans les camps de Tindouf conformément aux décisions du Conseil de sécurité, de plus, le détournement continu de l’aide humanitaire destinée aux populations des camps de Tindouf par les Organisations internationales, ce qui constitue une violation du droit humanitaire international.

Aussi, une pire violation des droits de l’homme, c’est l’envoi des enfants des camps de Tindouf aux centres d’instruction militaire au nord de l’Algérie. Cette pratique constitue une violation grave des droits de l’enfant, car elle prive ces enfants, âgés environ de 12 et 13 ans, de leurs droits élémentaires, notamment à l’éducation et à la vie de famille.

Devant cette situation condamnable, l’Algérie assume la pleine responsabilité des violations des droits de l’Homme et du droit international dans les camps de Tindouf, une partie de son territoire.

Au lieu de se focaliser sur ses affaires intérieures et décider de son destin pour sortir de la situation de «vulnérabilité économique», et instaurer les édifices de la démocratie, pour répondre aux revendications  des mouvements de contestations populaires pacifiques, l’Algérie tourne son dos vers des affaires extérieures, en perdant son temps et son argent dans un conflit artificiel qui ne concerne pas le peuple algérien frère.

Khalid Cherkaoui Semmouni, Professeur à la Faculté de droit à Rabat et à l’IS

 

 

 

Publicité

Laisser un commentaire

error: Content is protected !!