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Assurances

RDV de l’assurance : la désinformation, l’un des plus grands risques pour l’humanité

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Mohamed Hassan Bensalah, Président de la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA), a dressé en ouverture du 10ème RDV de Casablanca de l’Assurance, l’évolution édifiante de la cartographie des risques. Et ce n’est pas près de s’arranger. Le secteur de l’assurance se trouve en première ligne.

La tenue de la 10e édition des RDV de Casablanca de l’assurance est une occasion renouvelée pour l’écosystème des assurances de faire une sorte de brainstorming et un échange constructif surtout dans ce contexte « plein de surprises ». Pas toujours bonnes malheureusement et c’est justement l’un des rôles de l’assurance, « assurer un coup de main quand tout va mal ».

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Dans un monde en évolution, les risques évoluent également de concert dont certains peuvent avoir de lourdes conséquences sur le développement financier, économique et social des États.

D’ailleurs, Mohamed Hassan Bensalah, Président de la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA), a dressé en ouverture du 10ème RDV de Casablanca de l’Assurance, l’évolution édifiante de la cartographie des risques. Et ce n’est pas près de s’arranger.

« La gestion du risque, sa modélisation et sa compréhension sont notre affaire au quotidien. Cependant, il est indéniable que, ces dernières années, de nouveaux risques émergent ou s’accentuent, mettant à rude épreuve nos modèles classiques. Au-delà du risque, c’est l’incertitude du monde dans lequel nous vivons qui pose des défis majeurs à notre industrie. Nos sociétés évoluent et nous devons accompagner leurs évolutions. Mais les changements sont de plus en plus rapides et inattendus », explique-t-il.

D’après de nombreux experts, « Réduire les incertitudes et maitriser les risques » sont les principaux enjeux mondiaux de ce 21ème siècle.

Évoquant le dernier rapport du World Economic Forum, qui dresse un tableau pessimiste sur l’évolution des risques mondiaux pour les deux prochaines années, Mohamed Hassan Bensalah souligne que ces risques devraient empirer au cours de la prochaine décennie.

D’après ce rapport, la désinformation compte parmi les plus grands risques pour l’humanité. Ce risque numéro 1 devance même les événements climatiques. « L’inquiétude croissante concernant la désinformation est en grande partie motivée par le potentiel de l’intelligence artificielle. Elle peut être utilisée à mauvais escient pour manipuler et influencer l’opinion publique, ce qui cause parfois de sérieux dégâts. Des dégâts économiques, politiques et mêmes des dégâts sociétaux », explique-il.

Autre facteur inquiétant dans le monde est la succession des catastrophes naturelles et l’augmentation de leurs fréquences et de leurs intensités. Le Maroc a eu à gérer en septembre le tremblement de terre le plus violent jamais enregistré dans notre pays.

« Fort heureusement, le Royaume a mis en place en janvier 2020 un dispositif de couverture obligatoire contre les conséquences des événements catastrophiques. Ce dispositif a permis de prendre en charge les pertes assurées, aussi bien matérielles que corporelles, ainsi que les pertes non assurées, à travers le Fonds de Solidarité Contre les Conséquences des Événements Catastrophiques », apprécie Mohamed Hassan Bensalah.

Au-delà des risques climatiques et des catastrophes naturelles, le président de la FMA estime que l’activité des assurances est confrontée à une multitude de facteurs d’incertitudes. Il s’agit notamment des tensions géostratégiques, des risques de pandémies ou encore l’accélération des innovations technologiques qui rendent la gestion du risque cyber encore plus complexe.

De ce fait, les sociétés n’ont jamais eu autant besoin d’assurance dans le cadre d’une vision prospective.

« Mais restons optimistes ! L’ensemble de ces défis représentent, pour nous, des sources d’opportunités. C’est ensemble que nous pourrons les surmonter, notamment par le partage de nos expériences et une plus grande mutualisation du risque au niveau mondial. Sans oublier les partenariats public-privé et le soutien des réassureurs qui n’ont jamais été aussi essentiels », rassure le président de la FMA.

Au Maroc, le défi au quotidien est l’élargissement de la couverture au plus grand nombre.

« Avec un taux de pénétration légèrement supérieure à 4% du PIB, nous faisons, certes, mieux que la plupart des pays africains et arabes, mais notre marge de progrès reste très grande. Nous devons être plus créatifs et plus inclusifs ! », explique-t-il.

Par ailleurs, dans le cadre de la stratégie nationale de l’inclusion financière, l’écosystème, autorité de régulation et fédération, ont lancé une étude stratégique qui vise, entre autres, à identifier les leviers de développement du secteur et définir une feuille de route pour les mettre en œuvre.

Par ailleurs, les leçons tirées de la gestion du séisme d’Al Haouz plaident en faveur de l’obligation de certaines couvertures pour garantir une meilleure protection, notamment en ce qui concerne la Multirisque Habitation, estime M.H. Bensalah.

Sur ce même registre, il estime qu’il temps d’adopter l’obligation de la couverture des risques auxquels on expose son voisinage, à l’image d’un grand nombre de pays développés.

Cela-dit, plusieurs sujets importants sont en cours de mise en œuvre, mais prennent du temps du fait de leur caractère transversale. Il s’agit notamment de la dématérialisation de l’attestation de l’assurance automobile.

« Un autre sujet nous tient également à cœur : la Distribution. La refonte du livre 4 du Code des Assurances est bien avancée et devrait donner lieu à une réforme significative de ce sujet », rappelle le président de la FMA.

Il plaide ainsi à rendre les réseaux d’agents plus résilients et plus entreprenants, aussi de permettre aux courtiers de s’organiser de manière plus efficace, et enfin, aux banques d’enrichir la gamme de produits qu’elles proposent.

Il est aussi important de s’ouvrir à d’autres canaux de distribution, parfois disruptifs, en mesure d’adresser de nouvelles niches de clientèle, soutient-il.

En guise de mot de conclusion, Mohamed Hassan Bensalah a estimé que monde a changé depuis la promulgation du Code des Assurances et qu’il est donc impératif que l’on se mette en phase avec toutes ses évolutions.


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