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Economie

Autoproduction : l’ouverture du réseau électrique à la basse tension figurera-t-il parmi les priorités de Z. Chorfi (ANRE)?

autoproduction électricité

Ecrit par L. Boumahrou I

Toujours pas de visibilité quant à l’ouverture du réseau l’électricité national dans le cadre de l‘autoproduction par rapport à la basse tension étant donné que le tarif de vente de l’excédent de la production au gestionnaire du réseau électrique par l’autoproducteur n’a toujours pas été fixé par l’ANRE. Et pourtant cette étape est capitale dans la stratégie du Maroc à porter la part des énergies renouvelables à 52% dans le mix énergétique à l’horizon 2030. Zouhir Chorfi en fera-t-il une priorité dans le cadre de sa nouvelle stratégie de repositionnement ?

Environ 3 ans après l’adoption de la loi n° 82.21 relative à l’auto-production d’énergie électrique et nous sommes toujours à la case de départ. Toujours pas de visibilité quant à l’ouverture du réseau électrique national à la basse tension. En d’autres termes, il n’est toujours pas possible pour le citoyen lambda d’investir dans des installations solaires avec possibilité d’injecter l’excédent de l’énergie dans le réseau électrique étant donné que le tarif de vente de l’excédent de la production au gestionnaire du réseau électrique par l’autoproducteur n’a toujours pas été fixé par l’ANRE.

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Cette réforme qui s’inscrit dans le cadre de la politique énergétique du pays, visant à augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à hauteur de 52 % de la capacité installée à l’horizon 2030, est pourtant impérative pour atteindre cet objectif.

Et pourtant, sur le plan réglementaire, quasiment tous les textes de loi ont été approuvés. En effet, en 2016, la loi n°13-09 modifiant et complétant la loi n°13-09 relative aux énergies renouvelables a autorisé la connexion des installations de production d’énergie électrique à partir de sources d’énergie renouvelable au réseau électrique national de basse, moyenne, haute et très haute tension. Une connexion subordonnée à des conditions et modalités fixées par voir réglementaire comme le stipule l’article 5 de ladite loi.

Lesdites conditions ont été fixées par la loi n° 82.21 relative à l’autoproduction d’énergie électrique promulguée en février 2023. Une loi tant attendue qui a permis à l’autoproducteur de vendre l’excédent de la production au gestionnaire du réseau électrique concerné, dans la limite de 20% de sa production annuelle totale.

Malheureusement l’opérationnalisation effective de cette loi reste conditionnée par la fixation des tarifs de rachat par l’Agence Nationale de Régulation de l’Électricité (ANRE) des 20% de l’électricité qui seront réinjectés dans le réseau.

Rappelons qu’en février 2024, l’ANRE avait annoncé pour la première fois la fixation des tarifs d’utilisation du réseau d’électrique national de transport pour la période de régulation allant du 1er mars 2024 au 28 février 2027. Une année après, soit en février 2025, l’Agence annonçait une première relative à la fixation du tarif d’utilisation des réseaux électriques de moyenne tension de la distribution (TURD) pour la période de régulation allant du 1er mars 2025 au 28 février 2027.

L’Agence devra fixer la tarification des énergies renouvelables et de l’autoproduction d’énergie électrique. Il faut dire que Zouhair Chorfi, nommé en décembre dernier président de l’Autorité, a du pain sur la planche pour réguler un marché souverain.

L’ouverture du réseau à la basse tension figurera-t-il parmi les priorités du nouveau président ?

Ce qui est sûr c’est que l’ANRE s’est inscrite dans un processus de révision de son cadre juridique et organisationnel. Pour se faire, l’Autorité a lancé un appel d’offres visant à identifier les leviers de repositionnement stratégique de l’ARNE dans l’écosystème énergétique. Rappelons qu’en marge de la nomination du nouveau président,  le Souverain avait donné ses instructions pour la refonte de l’instance permettant sa transformation en une Autorité nationale de régulation du secteur de l’énergie, à travers la révision de la loi y afférente et l’élargissement de ses attributions. Ainsi le champ d’intervention de l’Autorité sera élargi et englobera outre l’électricité, tout le secteur énergétique.

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