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Economie

Béton, lois et responsabilités : comment le Maroc veut sécuriser ses futurs bâtiments

btp

Le rôle central des laboratoires d’essais, des mesures et d’études dans le domaine de la construction pour garantir la qualité et la sécurité dans le secteur du bâtiment, a été au centre d’un séminaire organisé jeudi à Rabat.

Tenu à l’initiative de la Fédération Nationale des Laboratoires de BTP, d’essais, de contrôle et de métrologie au Maroc (FLBTP) sous le thème « La qualité des constructions et la protection des biens, une responsabilité de tous« , ce séminaire a été l’occasion de plancher sur l’analyse des différentes responsabilités techniques, administratives, contractuelles, civiles et pénales assumées par les laboratoires de bâtiment, et de proposer les moyens à même de promouvoir les compétences et la crédibilité de la profession.

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À cet égard, le président de la FLBTP, Aziz Fertahi, a souligné que le laboratoire constitue un choix fondamental dans le processus de construction grâce aux examens, contrôles, investigations et études qu’il réalise, notant qu’il fournit des données techniques décisives contribuant directement à la prise de décision en ce qui concerne la conception, l’exécution, le contrôle et la réduction des risques liés aux constructions.

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A. Fertahi a, par ailleurs, relevé que ces missions génèrent de lourdes responsabilités pour le laboratoire et soulèvent des questions quant à leurs limites précises par rapport aux responsabilités des autres intervenants dans le processus de construction, notant que le séminaire entend débattre la répartition des responsabilités entre le laboratoire, le maître d’ouvrage, le maître d’ouvrage délégué, les bureaux d’études, les entreprises, les bureaux de contrôle et l’administration.

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Répartissant ces obligations sur les plans technique, administratif et juridique, Fertahi a plaidé pour un encadrement strict afin d’imputer à chaque acteur les compétences qui lui incombent.

De son côté, le directeur des Affaires techniques et des Relations avec la profession au ministère de l’Équipement et de l’Eau, Mohamed Kachar, a expliqué que le secteur du BTP au Maroc connaît une forte dynamique, soutenue notamment par les grands programmes d’infrastructures, les projets structurants ainsi que par le développement urbain que connaît le pays.

Il a souligné que ces transformations s’accompagnent d’exigences croissantes en matière de qualité, de sécurité, de durabilité et de performance des ouvrages, notant que l’acte de construire ne saurait être réduit à l’intervention d’un seul acteur, mais repose sur une chaîne d’intervenants dont les missions sont étroitement liées et complémentaires.

Il a ajouté que, dans ce contexte dynamique, les laboratoires d’essais et d’études occupent une place essentielle, considérant que ce séminaire constitue une occasion de mener une réflexion collective sur les différentes dimensions de la responsabilité des laboratoires, mais également de partager les expériences, d’identifier les difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels et d’examiner les moyens d’améliorer les pratiques professionnelles.

Les travaux du séminaire ont également été marqués par une session consacrée aux échanges et au partage d’expériences entre les différents intervenants, dans le but de contribuer à l’élaboration de recommandations professionnelles concrètes et de poser les bases d’un plan d’action participatif réunissant les professionnels et l’administration, notamment afin de clarifier les textes législatifs, réglementaires et administratifs encadrant l’activité des laboratoires et de les faire évoluer, le cas échéant.

 

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